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28/01/2014 06:30 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Syrie:des militants appellent à lever le siège de Homs imposé depuis 20 mois

Des militants à Homs ont appelé mardi les opposants à Genève à oeuvrer pour obtenir la levée du siège imposé depuis 600 jours par les troupes du régime aux quartiers rebelles de cette ville du centre de la Syrie.

Dimanche, le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi, qui mène les négociations à Genève en vue d'un règlement du conflit en Syrie, a annoncé avoir obtenu du régime de Bachar al-Assad la promesse de laisser partir femmes et enfants des quartiers rebelles de Homs et de laisser entrer des convois humanitaires.

Mais le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui n'a pu entrer dans l'enclave rebelle de Homs depuis novembre 2012, a affirmé qu'aucune "mesure concrète" n'avait été prise pour l'instant par le pouvoir syrien.

De même, les militants ont affirmé qu'aucune aide n'a pénétré dans le centre assiégé de Homs, ajoutant que près de la moitié des quelque 500 femmes et enfants qui y sont présents avaient accepté d'être évacués.

Considéré comme le foyer de la contestation, cette troisième ville de Syrie a payé au prix fort son opposition au président Assad. Les quartiers tenus par les rebelles y sont assiégés depuis juin 2012 par l'armée qui les bombarde régulièrement et des milliers de Syriens y vivent dans des conditions épouvantables.

"Les personnes assiégées ne souhaitent pas seulement l'entrée d'aides humanitaires. Il faut lever le siège et assurer l'entrée et la sortie des habitants via des corridors sécurisés, sans qu'ils passent par les barrages du régime", ont lancé ces militants dans un communiqué diffusé sur internet, à l'adresse de la délégation des opposants à Genève.

Selon eux, si le siège n'est pas levé, "toute solution sera inutile et ne pourra mettre fin à cette tragédie". "Il y a des dizaines de cas de malades nécessitant des opérations chirurgicales, et plus de 250 familles endurent un calvaire à cause du siège".

Le communiqué publié sur la page Facebook d'un militant dénommé Yazan, affirme que "le siège est entré mardi dans sa 600e journée".

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), environ 3.000 personnes sont prises au piège à Homs, où la nourriture et le matériel médical sont épuisés, et chaque jour se transforme en épreuve de survie.

Un religieux néerlandais Frans van der Lugt a lancé un appel à l'aide sur internet depuis Homs, assurant que la situation y est devenue "intolérable".

Cité par l'agence officielle Sana, le gouverneur de Homs, Talal al-Barazi, a assuré que "la police, des médecins et le Croissant Rouge syriens sont prêts à organiser la sortie des civils de la Veille ville dès qu'ils auront reçu la réponse du représentant de l'ONU qui coordonne avec les groupes armés", c'est-à-dire les rebelles.

Selon lui, "les autorités travaillent depuis quatre mois pour sécuriser la sortie des civils et espèrent que cela aboutira avec la coopération de l'ONU et du CICR".

Il a affirmé avoir demandé l'assistance du CICR pour sécuriser la sortie du père jésuite et 73 civils qui sont avec lui au couvent des pères jésuites à Boustan al-Diwan, un quartier du centre assiégé.

Bien connu des habitants de Homs, Père Francis est resté à Homs "pour aider les chrétiens à continuer leur vie religieuse, dirigeant dans la prière des chrétiens de tous bords", a assuré à l'AFP le militant Yazan.

"Il est l'unique prêtre à être resté à Homs et aide les chrétiens à résoudre leurs problèmes", a-t-il ajouté, via internet.

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