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28/01/2014 09:21 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Négociations de paix sur la Syrie interrompues à Genève

Les négociations de paix à Genève ont été interrompues mardi matin après la présentation par le régime syrien d'un communiqué accusant les Etats-Unis d'avoir pris la décision d'armer les rebelles.

"Il n'y a pas de session cet après-midi ou ce soir. Il y aura une session demain", a déclaré à l'AFP Rima Fleyhane, membre de la délégation de l'opposition.

Selon cette opposante, le médiateur de l'ONU, Lakhdar "Brahimi, a levé la séance parce que le régime ne coopérait sur aucun sujet".

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, a quant à lui, expliqué aux journalistes que la réunion de mardi devait être consacrée à Genève I. "Nous avons dit ensuite qu'il y avait un important développement lié à la décision de l'administration américaine de fournir des armes aux groupes terroristes", a dit M. Moqdad.

"Et nous avons lu un communiqué qui a fait l'objet de discussions, mais l'autre camp a indiqué soutenir la décision américaine", a-t-il dit.

Selon ce communiqué que l'AFP s'est procuré, "les Etats-Unis ont pris la décision de recommencer à armer les groupes terroristes en Syrie". Damas désigne" indifféremment par le terme "terroristes" tous les groupes rebelles.

"Cette décision est une tentative directe d'empêcher toute solution politique en Syrie", ajoute le régime dans ce texte.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait déclaré le 22 janvier à Montreux que les Etats-Unis cherchaient à trouver "différents moyens de pression" sur le régime de Damas, en augmentant son aide à l'opposition syrienne.

"Il y aura des efforts parallèles qui sont menés, même au cours des pourparlers, en vue de trouver différents moyens de pression et de trouver une solution", avait-il dit.

"Je dirai juste que plusieurs options seront étudiées, y compris le soutien continu, voire plus de soutien à l'opposition", a-t-il ajouté, sans préciser quelle forme prendra cette aide.

Les rebelles qui combattent les troupes loyalistes ont toujours réclamé des armes mais Washington a toujours affiché sa réticence, faisant valoir que l'arsenal pourrait tomber aux mains d'extrémistes.

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