NOUVELLES
28/01/2014 04:13 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre turc Erdogan attendu en Iran mardi

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est attendu mardi en Iran pour une visite officielle dominée par les relations économiques et le conflit syrien, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.

Cette visite intervient alors que les deux pays tentent de réchauffer leurs relations tendues par la crise syrienne. L'Iran est avec la Russie le principal allié du régime de Bachar al-Assad alors que la Turquie soutient la rébellion.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, s'était rendu fin novembre à Téhéran et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif avait effectué une visite à Ankara en janvier. Une visite du président iranien Hassan Rohani est également prévue dans les prochains mois en Turquie, selon le ministère.

M. Erdogan est actuellement englué dans un scandale de corruption portant sur des ventes illégales d'or à l'Iran, alors sous sanctions internationales. En Iran, un influent homme d'affaires iranien, considéré comme un acteur clé des efforts de contournement des sanctions économiques contre Téhéran, a été arrêté.

M. Erdogan, dont l'arrivée est prévue dans la soirée, doit notamment rencontrer le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, M. Rohani et M. Zarif, a précisé la porte-parole du ministère, Marzieh Afkham.

"C'est une visite très importante si on considère les responsables politiques qu'il va rencontrer", a-t-elle souligné.

"Le dialogue et les contacts sont entrés dans une nouvelle phase et nous espérons que cette tendance va se poursuivre. En plus de servir les intérêts des deux pays, nous espérons qu'ils peuvent servir les intérêts de la région", a commenté Mme Afkham, interrogé sur l'importance de cette visite par rapport au conflit en Syrie.

Largement dépendante de l'Iran et de la Russie pour ses ressources énergétiques, la Turquie envisage d'augmenter ses importations de pétrole et de gaz en provenance de Téhéran à la faveur de la levée des sanctions internationales prévue dans le cadre de l'accord intérimaire sur le nucléaire iranien signé en novembre à Genève.

Selon la presse iranienne, le Premier ministre turc est notamment accompagné de M. Davutoglu, du ministre de l'Economie Nihat Zeybekçi et du ministre de l'Energie Taner Yildiz.

Selon les responsables iraniens, le volume des échanges entre les deux pays était de 22 milliards de dollars en 2012 mais a baissé à 20 milliards en 2013 alors que l'objectif était d'atteindre 30 milliards en 2015. Cinq documents de coopération doivent être signés lors de la visite de M. Erdogan.

str-cyj/sgh/cco