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28/01/2014 09:20 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Conférence de paix sur la Syrie : impasse à Genève

À Genève, la cinquième journée consacrée aux discussions dans l'espoir de ramener la paix en Syrie semble déboucher sur une impasse. Un membre de la délégation de l'opposition affirme que le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a levé les séances prévues en après-midi et en soirée parce que, selon lui, « le régime ne coopérait sur aucun sujet ».

Pendant ce temps, la délégation du président Bachar Al-Assad accusait, dans un communiqué, les États-Unis d'avoir repris « les livraisons d'armes pour les groupes terroristes en Syrie ».

En tête de liste des dissensions entre les parties figure la question, délicate, de l'instauration éventuelle d'un gouvernement de transition, une option qui remet en question l'avenir du président Bashar Al-Assad.

Déjà, lundi, les échos provenant de cette conférence dite Genève 2 (la première ayant eu lieu en juin 2012) n'étaient pas encourageants. Aucune mesure concrète n'a été mise de l'avant par les parties pour apaiser la situation au plan humanitaire.

Une situation désastreuse pour la population

Le nombre de victimes de ce conflit est évalué à 130 000 personnes. Quant au nombre de déplacés et de réfugiés, il se chiffre dans les millions.

Dans la vieille ville de Homs, la population est assiégée depuis plus de 600 jours. L'aide est pourtant à portée de main : le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies et le Fonds pour l'Enfance (UNICEF) ont confirmé mardi avoir « des camions en attente » depuis un entrepôt à la périphérie de Homs. Des aliments pourraient être offerts à 2500 personnes pour tout un mois, notamment des enfants qu'on soupçonne d'être atteints de malnutrition sévère.

Mais, les travailleurs humanitaires ne peuvent rejoindre la population : « Nous sommes une agence humanitaire, nous n'irons pas sans avoir obtenu un feu vert », a précisé la porte-parole du PAM à Genève, Elisabeth Byrs.

Et il n'y a pas qu'à Homs où l'on présage le pire : jusqu'à 775 000 personnes seraient en attente de vivres dans le pays, en  particulier à Deir al-Zour. Dans cette localité de l'est de la Syrie, les équipes du PAM n'ont pu pénétrer depuis des mois, toujours selon Elisabeth Byrs, du PAM.