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28/01/2014 02:26 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Alcoa: Philippe Couillard presse le PQ de discuter tarif d'électricité

QUÉBEC - Philippe Couillard se fait le messager d'Alcoa: si le gouvernement Marois est prêt à favoriser des investisseurs étrangers avec un tarif d'électricité préférentiel, il doit aussi discuter avec le géant de l'aluminium pour revoir sa facture à la baisse.

Le chef libéral a pressé, mardi, le gouvernement péquiste d'entamer une «conversation» avec Alcoa, qui a envoyé un «signal d'alarme» en menaçant de fermer ses trois usines au Québec.

M. Couillard a ainsi réagi à l'annonce récente de l'implantation d'une usine de silicium d'une entreprise espagnole, FerroAtlàntica, qui bénéficiera d'un tarif de 20 pour cent inférieur au tarif industriel L d'Hydro-Québec, qui est de 4,4 cents le kilowatt/heure.

Réuni avec ses députés pour un caucus de deux jours à Saint-Félicien, le chef libéral a dit se réjouir de cet investissement, mais a plaidé la cause des alumineries en faisant une métaphore.

«Je comprends qu'on veut acheter des meubles neufs, mais la maison brûle, là, a-t-il déclaré dans une conférence de presse, en marge de la réunion de ses députés. Alcoa a besoin de savoir. Les travailleurs d'Alcoa veulent savoir que les conversations s'ouvrent et qu'on ne ferme pas la porte à des conversations sur la compétitivité des coûts en énergie.»

Il réclame des négociations avec deux grands secteurs énergivores, les alumineries et la filière des pâtes et papiers, pour discuter tarifs, mais sans, non plus, tout leur consentir.

«Je ne veux pas dire qu'on va écrire un chèque en blanc aux entreprises, mais moi, je veux garder les jobs au Québec», a-t-il dit. Il s'est bien gardé, toutefois, de s'étendre sur le type de tarifs qu'il serait prêt à accorder.

La première ministre Pauline Marois a déjà indiqué en octobre que des discussions avaient lieu avec Alcoa au plus haut niveau, avec son chef de cabinet adjoint, Dominique Lebel, et le secrétaire général du Conseil exécutif, Jean St-Gelais.

Alcoa a déjà a acheminé un préavis officiel pour réduire l'approvisionnement en hydro-électricité de ses trois alumineries du Québec, qui emploient 3500 personnes. Ses usines sont situées à Baie-Comeau, Bécancour et Deschambault.