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27/01/2014 10:09 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Syrie: la moitié des femmes et enfants prêts à quitter Homs (militants)

Près de la moitié des quelque 500 femmes et enfants présents dans le centre de Homs, tenu par les rebelles et assiégé depuis 600 jours par le régime syrien, ont accepté de d'être évacués, ont indiqué lundi des militants.

"Quelque 200 femmes et enfants, qui souffrent le plus en raison du manque de nourriture et de matériel médical causé par le siège de l'armée, sont prêts à être évacués", a déclaré à l'AFP un militant, Abou Ziad, qui se trouve dans la partie assiégée de cette ville du centre de la Syrie.

"Mais, ceux qui sont prêts à partir ne le feront que s'il y a des garanties qu'ils ne seront pas arrêtés par le régime. Et beaucoup d'autres femmes ne veulent pas quitter leur mari", a-t-il souligné.

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi avait déclaré dimanche que le régime syrien autorisait femmes et enfants à "partir immédiatement", ajoutant espérer que des convois d'aide humanitaire entreraient dans Homs dès lundi.

Les militants des quartiers rebelles de Homs, qui représentent seulement 2 km2 sur les 40 km2 de la troisième ville du pays, avaient accueilli avec circonspection cette proposition.

Ils avaient demandé des garanties afin que les femmes et les enfants évacués ne soient pas détenus à leur sortie et réclamé une aide alimentaire et médicale suffisante pour répondre aux besoins.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué lundi qu'aucune "mesure" n'avait été prise pour l'instant par le gouvernement de Damas pour laisser passer des convois humanitaires à Homs ou autoriser femmes et enfants à quitter la ville.

Abou Ziad a confirmé qu'aucune aide n'était encore arrivée lundi après-midi et que l'évacuation n'avait pas commencé. "Les bombardements se poursuivent. Beaucoup de maisons sont en feu et des personnes ont été tuées lundi", a-t-il affirmé.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), environ 3.000 personnes sont pris au piège (dans les zones rebelles) de Homs".

La nourriture et le matériel médical sont épuisés et chaque jour se transforme en épreuve de survie. "Une des femmes qui veut partir ne mange que des olives, une fois par jour depuis des semaines. Elle doit allaiter son enfant mais son lait s'est tari. Il y a ici beaucoup d'histoires tragiques", a expliqué Abou Ziad.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont condamné maintes fois le siège de la vieille ville de Homs et appelé tous les protagonistes à faciliter l'accès immédiat à l'aide humanitaire.

ser/sk/cco