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27/01/2014 03:40 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Réforme en santé : l'Ontario encore loin de ses objectifs

La province admet que le système de santé ontarien est encore loin des objectifs de la réforme adoptée il y a deux ans. La réorganisation des soins visait à améliorer la qualité, tout en limitant l'augmentation des dépenses en santé qui occupent la moitié du budget provincial. La ministre de la Santé, Deb Matthews, estime toutefois que son gouvernement est sur la bonne voie.

« Il reste encore du travail à faire, mais nous allons continuer de prendre les décisions difficiles qui se traduisent par de meilleurs soins pour les patients », déclare la ministre.

Elle refuse cependant de se réjouir, car elle rappelle qu'après tout, le Canada arrive au dernier rang pour les temps d'attente aux urgences parmi les pays les plus riches de l'OCDE, selon une récente étude du Conseil canadien de la santé.

La médecin de famille à l'hôpital St. Michael's de Toronto, Katherine Rouleau, note des améliorations dans les soins de santé primaire, les outils d'évaluation de la qualité et l'informatisation des dossiers médicaux.

« Je ne doute pas que mes patients sont mieux servis maintenant qu'ils ne l'étaient avant la réforme et je pense que ça vaut pour l'ensemble de la population. Les efforts étaient très ambitieux et nous n'avons pas encore complètement atteint notre altitude de croisière », souligne-t-elle.

L'Ontario se félicite notamment d'avoir augmenté l'accès aux soins à domicile depuis deux ans, élargit l'accès aux soins dentaires gratuits pour les enfants, interdit les lits de bronzage aux moins de 18 ans.

Le NPD ontarien a des réserves

« Le système de soins à domicile ne fonctionne pas. Le gouvernement dit qu'ils ont investi des milliards de dollars de plus et c'est vrai, mais ça ne fonctionne toujours pas », déplore la députée France Gélinas, porte-parole du NPD en matière de santé.

« Il y aurait tellement plus à faire du côté de la promotion de la santé, ce qui ne coûte pas cher, mais pour lequel on ne voit aucun avancement », poursuit-elle.

L'an dernier le budget consacré à sa santé n'a augmenté que de 2 % contre 8, 9 et même 12 % les années précédentes.

Entrevue avec la médecin de famille à l'hôpital St. Michael's de Toronto, Katherine Rouleau :