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27/01/2014 08:22 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

RDC: des raisons d'être "optimiste" pour la stabilisation de l'est (Oxfam)

L'ONG Oxfam estime dans un rapport publié lundi qu'il y a des "raisons d'être optimiste" pour le processus de stabilisation de l'est de la République démocratique du Congo, même s'il reste encore "beaucoup à faire" pour y assurer la sécurité.

"Il y a certaines raisons d'être optimiste (...) et d'espérer que se dessine la fin de plusieurs décennies de conflit armé dans l'est de la République démocratique du Congo", explique le rapport intitulé "Un difficile équilibre - en quête de protection dans l'est de la RDC".

Ce document, basé sur l'interview de 1.800 personnes des provinces des Nord et Sud Kivu, souligne que "les avancées politiques et militaires réalisées en 2013, notamment à travers une coopération régionale accrue et la défaite du groupe armé M23, offrent une occasion unique d'améliorer la situation pour les civils".

Après dix-huit mois de conflit armé avec le gouvernement de Kinshasa, le Mouvement du 23 Mars (M23) a capitulé début novembre à l'issue d'une offensive des Forces armées de la RDC (FARDC) soutenues par la brigade d'intervention de l'ONU.

En novembre, certains membres des communautés des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, anciens bastions du M23, ont expliqué que "leur situation sécuritaire [s'était] améliorée depuis la défaite militaire du M23, citant notamment un meilleur accès aux marchés et aux champs", souligne le rapport.

En outre, après la chute du M23, l'armée - souvent accusée de graves exactions (viols, pillages, meurtres...) sur la population - se serait déployée dans les zones libérées sans se livrer à des violations massives des droits de l'Homme.

"Les premiers rapports sur les troupes des FARDC déployées à Rutshuru font état de peu d'exactions envers les civils. Cela est au moins en partie imputable à une meilleure chaîne de commandement et au déploiement de troupes mieux entraînées, correctement rémunérées et approvisionnées", précise Oxfam, réseau international de lutte contre la pauvreté et l'injustice qui en découle.

Cependant, poursuit l'organisation, les civils estiment que leur situation reste "précaire, et qu'il reste beaucoup à faire pour restaurer un sentiment de sécurité". Fin 2013, ils ont même "signalé une augmentation des violences et des exactions", notamment près des camps de désarmement de rebelles.

Pour l'ONG, les opérations militaires engagées depuis mi-janvier contre les dizaines de groupes armés locaux et étrangers présents dans les Kivus "risquent d'aggraver les violences auxquelles sont exposés les civils, en particulier dans les zones reculées".

hab/mj/aub