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27/01/2014 12:53 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

La CIJ accorde au Pérou une zone maritime sous souveraineté chilienne (CIJ)

La Cour internationale de Justice a accordé lundi au Pérou une zone maritime sous souveraineté chilienne, donnant partiellement raison à Lima dans un conflit territorial maritime séculaire hérité de la guerre du Pacifique au XIXe siècle.

Après six années de procédures, la CIJ, qui siège à La Haye, a confirmé la souveraineté chilienne sur une zone maritime proche des côtes, mais a redéfini la frontière maritime en faveur du Pérou pour la partie se trouvant entre 80 et 200 milles marins au large du continent sud-américain.

Accusant le Chili de s'approprier ses eaux territoriales, le Pérou avait saisi la CIJ en 2008.

Lima réclamait la souveraineté sur une zone poissonneuse de l'océan Pacifique de 38.000 kilomètres carrés sous le contrôle du Chili ainsi que sur une zone de 27.000 km2 considérée par Santiago comme faisant partie des eaux internationales.

Le Chili n'avait accepté qu'à contrecoeur de se rendre à La Haye, assurant que la frontière maritime entre les deux pays était fixée par des traités de 1952 et 1954 portant sur les zones économiques, ce que conteste le Pérou.

La CIJ a finalement conclu que les deux pays étaient en fait "d'accord" sur une frontière maritime, que celle-ci "s'étend à une distance de 80 milles nautiques" des côtes, mais pas au-delà, a assuré le juge président Peter Tomka au cours d'une audience publique au Palais de la Paix, à La Haye.

Pour la zone située entre 80 et 200 milles marins, les juges se sont employés à déterminer un nouveau tracé de la frontière maritime afin d'obtenir "un résultat équitable". Concernant la zone considérée comme faisant partie des eaux internatonales par le Chili, elle est maintenant sous souveraineté péruvienne.

Selon de nombreux observateurs, l'arrêt devrait clore l'épilogue de la guerre du Pacifique et permettre aux deux voisins de mettre un terme à leurs rancoeurs historiques.

Le Chili était sorti vainqueur de ce conflit emblématique qui a redessiné, à leurs détriments, les contours du Pérou et de la Bolivie. Le Pérou avait perdu 25% de son territoire et la Bolivie son accès à la mer.

Les présidents péruviens et chiliens Ollanta Humala et Sebastian Pinera s'étaient engagés avant la lecture de l'arrêt à respecter ce dernier.

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