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27/01/2014 10:06 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Gül attend de la France qu'elle ne bloque pas l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le président turc Abdullah Gül a déclaré lundi qu'il attendait de la France qu'elle ne bloque pas le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE), au premier jour de la visite d'Etat du président français François Hollande.

"Nous attendons de la France qu'elle n'apporte pas de blocage politique" à ce processus, a déclaré M. Gül lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Hollande, dont le prédécesseur Nicolas Sarkozy s'était opposé à la candidature turque à l'UE.

L'UE a décidé en octobre de relancer ses négociations d'adhésion avec la Turquie, paralysées depuis trois ans, en ouvrant un nouveau chapitre de discussion avec Ankara.

Paris a levé son veto à l'ouverture de ce chapitre, consacré aux politiques régionales, en octobre 2013, réchauffant le climat entre les deux pays.

La Turquie est officiellement candidate depuis 1999, mais le processus de négociations, engagé en 2005, s'avère le plus lent jamais mené par l'UE avec un aspirant à l'adhésion.

Il se heurte aux fortes réserves de Paris et Berlin à l'entrée d'un pays de 76 millions d'habitants à majorité musulmane, et à l'absence de règlement du cas de Chypre, dont la partie nord est occupée depuis 1974 par les troupes turques.

Depuis son élection en 2012, François Hollande s'est borné à constater que la question de l'entrée de la Turquie dans l'UE ne se poserait pas pendant son quinquennat puisque les Européens ont exclu cette perspective avant 2020.

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