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27/01/2014 12:37 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Centrafrique: formation du nouveau gouvernement de transition (radio nationale)

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayeke a formé lundi son nouveau gouvernement de transition, reconduisant bon nombre de ministres déjà présents sous le précédent gouvernement et nommant au moins un représentant des milices chrétiennes "anti-balaka".

Le nouveau gouvernement, composé de 20 ministres dont sept femmes, conserve plusieurs figures connues du précédent, tels que Herbert Gontran Djono Ahaba aux Travaux publics, ou Marie Noël Koyara au Développement rural, tous deux proches de l'ancien président Michel Djotodia.

Parmi les figures de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, on retrouve notamment Arnaud Djoubaï-Abazène aux Transports et Abdallah Hassan Kadre, précédemment à l'Economie, aux Télécommunications.

Les ministères de la Défense et de la Sécurité publique reviennent quant à eux à deux militaires issus de l'ancienne armée nationale, le général Thomas Timangoa et le colonel Denis Wangao.

Les milices chrétiennes "anti-balaka" sont également représentées, avec Léopold Narcisse Bara à la Jeunesse et aux Sports.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et son Premier ministre, André Nzapayeké, nommé samedi, préparent désormais le programme de pacification que le nouveau gouvernement devra appliquer en urgence face à la poursuites des violences entre chrétiens et musulmans.

M. Djotodia avait renversé en mars 2013 le régime de François Bozizé à la tête de la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane. Ses combattants ont multiplié pendant des mois en toute impunité les exactions contre la population majoritairement chrétienne du pays, déclenchant une spirale de violences intercommunautaires dont les civils sont les principales victimes.

En réaction, des milices d'autodéfense se sont rapidement formées en province et dans la capitale, encadrées notamment par des anciens de la garde présidentielle fidèle au président Bozizé, et ont rapidement fait parler d'elles, s'en prenant régulièrement aux ex-Séléka mais surtout aux populations civiles musulmanes.

Michel Djotodia a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin à ces tueries interreligieuses qui ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent, avec des centaines de milliers de déplacés, dont 400.000 à Bangui, soit la moitié de la population de la ville.

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