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27/01/2014 11:59 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Bahreïn: maintien en appel de peines de 10 et 15 ans de prison pour des chiites

La justice bahreïnie a confirmé lundi des peines de 10 et 15 ans de prison prononcées dans trois affaires contre des chiites, accusés d'avoir mené ou planifié des attaques contre la police lors de troubles liés au mouvement de contestation anti-régime.

Dans une première affaire, une cour d'appel a maintenu des peines de 15 ans de prison contre dix chiites accusés de tentative de meurtre sur quatre policiers, a indiqué une source judiciaire.

Selon l'accusation, ils avaient attaqué les policiers en avril 2012 dans le village chiite de Akr, près de la capitale Manama.

Mais un avocat a affirmé que les aveux des accusés avaient été obtenus sous la torture.

Dans une deuxième affaire, la cour a maintenu les peines de 10 ans de prison prononcées en septembre contre trois chiites jugés pour tentative de meurtre de policiers, a-t-on ajouté de même source.

Les trois accusés ont été reconnus coupables d'avoir ouvert le feu et blessé trois policiers qui participaient à la dispersion d'une manifestation le 16 février 2013 à Karzakan, un village chiite à l'ouest de Manama.

Ils ont été également accusés de détention d'armes et de munitions de fabrication locale, de violences sur policiers et de participation à une manifestation non autorisée.

Enfin, dans une troisième affaire, la cour a confirmé des peines de 15 ans de prison contre deux chiites et de 10 ans de prison contre trois autres. Ces accusés ont été reconnus coupables d'avoir formé "un groupe terroriste" ayant préparé une voiture piégée. Celle-ci avait été découverte par la police dans le secteur chiite de Sitra.

Petit royaume du Golfe dirigé par la monarchie sunnite des Al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

Face à la persistance de ce mouvement, le pouvoir a alourdi l'an dernier les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés. Les autorités ont également interdit les manifestations à Manama.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 89 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

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