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26/01/2014 10:12 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Ukraine: Berlin croit encore à une solution politique à la crise

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier estime une issue politique à la grave crise que traverse l'Ukraine encore possible, malgré le refus par l'opposition des concessions faites par le président Viktor Ianoukovitch, qu'elle juge insuffisantes.

"Je suis persuadé que les dernières possibilités d'une solution politique ne sont pas épuisées, même si la situation est très difficile, et elles doivent être recherchées", a déclaré le ministre selon un communiqué de presse.

"Je crois qu'on ne peut donner qu'un seul conseil vu d'ici: la voie qui mène à un avenir que l'Ukraine se sera choisi elle-même ne passe certainement pas par la violence, quels qu'en soient les auteurs", a ajouté M. Steinmeier.

Samedi, M. Ianoukovitch avait notamment proposé à Arséni Iatséniouk de devenir Premier ministre et à Vitali Klitschko de devenir vice-Premier ministre, mais les deux chefs de file de l'opposition ont rejeté cette offre. M. Klitschko l'a même qualifiée d'"offre empoisonnée", ne visant qu'à diviser le mouvement, dans le quotidien allemand Bild, dimanche.

Les opposants au président ukrainien réclament la convocation d'une élection présidentielle dès cette année et non en 2015 comme cela est prévu, ainsi qu'un retour à la Constitution de 2004, adoptée après la Révolution orange qui avait doté l'Ukraine, ancienne république soviétique, d'un régime parlementaire, avec un Premier ministre puissant.

Dans son communiqué, M. Steimeier souligne que le Parlement ukrainien se réunit mardi, et qu'il s'agit d'une "occasion pour le pouvoir de montrer qu'il est sérieux dans ses propositions à l'opposition".

Il réclame notamment la suppression "ou au moins une modification conséquente" des lois limitant les droits des oposants et renforçant les sanctions applicables aux manifestants, adoptées il la semaine dernière.

Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, est attendue à Kiev jeudi et vendredi. D'ici là, mardi, un sommet doit réunir l'UE et la Russie, que les Européens accusent d'avoir usé de son influence pour convaincre l'Ukraine de renoncer à un accord d'association avec Bruxelles.

hap/mr