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26/01/2014 10:46 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Trois navires chinois dans des eaux territoriales japonaises disputées par Pékin

Trois bateaux de garde-côtes chinois ont pénétré dimanche dans les eaux territoriales d'îles que se disputent âprement la Chine et le Japon, ont annoncé les garde-côtes japonais, ont annoncé les garde-côte japonais.

Les trois bâtiments sont entrés vers 9H00 (00H00 GMT) dans les eaux territoriales qui entourent les îles Senkaku, contrôlées par le Japon mais revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu, ont précisé les garde-côtes.

Ils sont restés deux heures avant de repartir.

Il s'agit de la cinquième intrusion de ce genre depuis le début de l'année.

Chaque incursion maritime chinoise dans cette zone, la dernière remontant au 17 février, ne fait qu'accroître les tensions dans la région et les craintes d'un incident armé entre Chinois et Japonais, une hypothèse qui alarme l'administration américaine, principal allié du Japon avec lequel il est lié par un traité de défense.

Depuis plus d'un an, les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce conflit territorial en mer de Chine orientale. En septembre 2012, le Japon a nationalisé trois des cinq îles principales de l'archipel de la discorde, déclenchant une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, dans plusieurs villes de Chine.

Pékin envoie depuis lors régulièrement des patrouilles dans les eaux territoriales de ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon).

Fin novembre 2013, Pékin avait de plus décrété une "zone d'identification aérienne" (Adiz) au-dessus de la mer de Chine orientale qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles inhabitées Senkaku/Diaoyu.

La Chine avait exigé dès lors que tout appareil étranger qui la traverse s'identifie, mais le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont depuis fait voler des appareils militaires dans la zone sans en informer Pékin, afin de bien montrer qu'ils faisaient fi de cette demande.

A ce conflit territorial s'ajoutent de permanentes querelles historiques entre Tokyo et Pékin en relation avec la Seconde guerre mondiale.

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