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26/01/2014 07:54 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Perquisition policière à la résidence du boxeur québécois Jean Pascal

LORRAINE, Qc - Des policiers ont mené une perquisition dans la demeure du boxeur Jean Pascal, à Lorraine, dimanche soir, en lien avec un possible cas d'agression sexuelle qui serait survenue dans sa résidence, a fait savoir la Régie de police Thérèse-De Blainville.

Le service de police a révélé qu'une enquête a été ouverte vers 5 h 30, dimanche matin, après qu'une femme âgée de 25 ans eut été «prise en charge» par des patrouilleurs du corps policier.

La dame a subi divers tests médicaux à l'hôpital de Saint-Jérôme et a été interrogée en journée par les policiers. Lors de la rencontre, selon la police, elle a indiqué aux agents qu'elle aurait eu une relation sexuelle «non consentante» lors d'une fête à la résidence du boxeur.

À 18 h 30, dimanche, les policiers de la Régie de police Thérèse-De Blainville ont obtenu les mandats de perquisitions nécessaires pour investir la maison de Jean Pascal.

À ce stade-ci de l'enquête, la police ne peut préciser l'implication et le rôle de Jean Pascal dans cet événement.

Le corps policier confirme néanmoins que Jean Pascal était présent à sa résidence samedi soir.

«Il était à la fête, mais était-il présent lors de l'événement? L'enquête va le démontrer», a fait savoir Jonathan Germain, porte-parole du corps policier, en marge des opérations policières.

Autour de 21 h, les policiers étaient toujours dans la résidence du boxeur à effectuer différentes expertises.

«Nous allons prendre le temps nécessaire. C'est un dossier qu'on doit traiter avec beaucoup de rigueur et de minutie», a indiqué M. Germain.

Jean Pascal a quitté le Canada, dimanche en journée. Lorsque les enquêteurs ont tenté de le joindre pour le questionner sur les événements, il n'était déjà plus au pays, a confié M. Germain.

«Il faut comprendre que comme service de police, nous ne sommes pas à l'étape de faire des arrestations ou d'interdire quoi que ce soit. Nous sommes à l'étape de faire enquête et de déterminer qui est le suspect», a fait remarquer le porte-parole du corps de police.

Dimanche soir, la police ne pouvait toujours pas confirmer si des enquêteurs avaient pu entrer en contact avec Jean Pascal ou ses avocats. Le corps de police ne pouvait non plus donner le nombre précis de personnes qui se trouvaient dans la maison du pugiliste québécois à l'occasion de la fête.

Le corps de police a diffusé en début de soirée, dimanche, un communiqué concernant le dossier. La décision a été prise en raison du fort intérêt médiatique pour le sujet, a expliqué M. Germain.

«Il y avait une forte demande au niveau public. Nous voulions expliquer le dossier et recadrer le dossier dans les faits. Nous voulions informer la population, dans la mesure qu'on peut le faire dans le cadre d'une enquête criminelle», a-t-il indiqué.

Au cours des prochains jours, la Régie de police Thérèse-De Blainville rencontrera les personnes qui étaient présentes à la fête.

«Il ne faut pas s'attendre à un dénouement rapide au cours des prochaines heures dans cet événement-là. Nous avons un travail d'enquête à faire et nous allons mettre les ressources nécessaires pour avancer», a ajouté M Germain.

Une entrevue réalisée avec Jean Pascal était programmée, dimanche soir, à l'émission Tout le monde en parle à la télévision de Radio-Canada. Elle a cependant été enregistrée jeudi soir, soit avant les événements allégués. Un bandeau défilant diffusé en début d'entrevue informait les téléspectateurs de cet élément d'information.

Le 18 janvier dernier, devant plus de 20 000 spectateurs au Centre Bell, Jean Pascal a remporté un combat fort médiatisé contre le Montréalais d'adoption Lucian Bute. À l'occasion de ce duel face à un autre ancien champion du monde, Pascal a obtenu la ceinture Diamant WBC des mi-lourds. Il est ainsi devenu l’aspirant obligatoire dans cette catégorie de poids, dont le champion du monde est Adonis Stevenson.