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26/01/2014 12:56 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Echec des négociations pour la libération d'un Sud-Africain otage au Yémen

Un groupe humanitaire qui cherche à obtenir la libération d'un Sud-Africain retenu en otage au Yémen par Al-Qaïda a déclaré dimanche que les négociations avaient échoué.

Pierre Korkie, un enseignant de 56 ans, a été enlevé en compagnie de sa femme dans la ville yéménite de Taiz, après quatre ans de vie au Yémen. Sa femme a été libérée le 10 janvier, mais ses ravisseurs menacent de l'exécuter si une rançon de 3 millions de dollars ne leur est pas versée.

"Les discussions entre nous et Al-Qaïda sont presque totalement rompues car ils ne font plus confiance à personne", a déclaré Imtiaz Sooliman, président de l'organisation caritative musulmane sud-africaine Gift of the Givers --qui a joué les intermédiaires.

L'enlèvement de l'enseignant, dont la santé est mauvaise, a aussi mobilisé les autorités sud-africaines. Le vice-ministre des Affaires étrangères Ebrahim Ebrahim s'étant rendu récemment au Yémen et a lancé un appel aux ravisseurs à la télévision yéménite.

Mais sa visite a apparemment aggravé la situation car les kidnappeurs de M. Korkie pensaient que le vice-ministre était porteur de la rançon et que celle-ci a été volée par le négociateur de Gift of the Givers.

L'organisation a dit qu'elle évacuait d'urgence son négociateur du Yémen, Anas al-Hamati, un Yéménite, pour sa sécurité.

Al-Qaïda "affirme que nous mentons", a dit M. Sooliman dans un communiqué.

"Ils disent qu'aucun gouvernement n'enverrait un ministre dans un pays où un ressortissant est détenu comme otage pour intervenir dans les médias et dire qu'on négocie sans être ensuite porteur d'une rançon", a-t-il ajouté.

Un premier ultimatum avait été fixé au 17 janvier pour le versement de l'argent mais il a été ensuite prolongé de trois semaines.

Des centaines de personnes ont été enlevées au Yémen ces quinze dernières années. Presque toutes ont été libérées saines et sauves. Les otages sont utilisés par les ravisseurs comme moyen de pression envers le gouvernement central.

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