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25/01/2014 08:55 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Le maire de L'Assomption se dit harcelé par les policiers

Arrêté dans la nuit de vendredi à samedi pour conduite avec des facultés affaiblies, le maire de L'Assomption se dit victime d'intimidation par les policiers de sa ville.

Jean-Claude Gingras a été arrêté à bord de son véhicule alors qu'il quittait le restaurant Le Taboo, sur le boulevard L'Ange-Gardien. Selon les policiers, il aurait refusé de se soumettre à l'alcootest. Le maire affirme qu'il n'a pas refusé de se soumettre à l'alcootest. Il dit avoir tenté de souffler deux fois, mais il soutient avoir fini par abandonner parce qu'il souffre de difficultés pulmonaires.

C'est la seconde fois que M. Gingras est arrêté pour conduite avec des facultés affaiblies.

Mais il va plus loin pour cette dernière arrestation. Il estime que les policiers ont fait exprès de l'arrêter, laissant entendre qu'il était particulièrement visé et que son interpellation était un coup monté. 

Le maire n'a pas que de bons mots pour sa police.

Du côté des policiers, on reconnaît que les relations ne sont pas des plus harmonieuses avec le maire en raison des négociations de la convention collective. Mais « aucun mot d'ordre » n'a été passé et aucune pression n'a été faite sur le maire, assure Sophie Légaré, du Service de police de L'Assomption/Saint-Sulpice.

Les élus municipaux de L'Assomption se réuniront dimanche.

Le cas du maire Gingras ne fait pas l'unanimité parmi la population. Il y a ceux qui doutent des affirmations du maire, alors que d'autres soutiennent que les policiers font du zèle.

C'est en début de semaine que le conseil municipal décidera s'il supporte ou non le maire.

Pour l'heure, le maire Gingras a été libéré contre une promesse de comparaître.

Avec les informations de Julie Marceau