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24/01/2014 08:55 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Pour Paris, Damas serait responsable d'un échec s'il se retire de Genève

Le régime syrien, s'il se retire de la conférence de paix de Genève, serait responsable de l'échec des négociations, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

"S'ils se retirent, ils prendront la responsabilité d'un échec", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, en réponse à une question sur les menaces des représentants de Bachar al-Assad.

La France continue d'espérer que la conférence en Suisse aboutisse à la formation d'un gouvernement de transition, a-t-il ajouté. Elle souhaite aussi l'adoption de "mesures de confiance" telles que la libération de prisonniers, un cessez-le-feu, l'amplification de l'aide humanitaire et l'accès humanitaire à certaines parties du territoire, a-t-il précisé.

Vendredi, l'opposition syrienne a refusé de s'asseoir à la même table que le régime, arguant du fait que le gouvernement syrien devait accepter le principe d'un gouvernement de transition sans Assad avant toute négociation directe.

Face à cette position, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a informé le médiateur international Lakhdar Brahimi que sa délégation "quittera Genève si des séances de travail sérieuses ne sont pas tenues demain" samedi.

La France juge qu'"il n'y a pas de solution autre que politique". "Il faut qu'on arrive à rapprocher l'opposition modérée et certains éléments du régime et Bachar n'a pas sa place, évidemment, dans ce schéma", a réitéré vendredi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

Dans un entretien à la chaîne i-Télé, le ministre a aussi qualifié d'"absolument surréaliste" la position défendue par Walid Mouallem mercredi à Montreux. "A l'entendre, M. Bachar al-Assad n'était responsable de rien, tous les gens qui étaient contre Bachar al-Assad y compris les bébés, les femmes, etc, étaient des terroristes". "Le premier jour c'était très tendu, mais ça ne peut être autrement quand on voit le comportement de Bachar", a-t-il ajouté.

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