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21/01/2014 09:42 EST | Actualisé 23/03/2014 05:12 EDT

La réforme de la NSA promise par Obama ne convainc pas les Américains (sondage)

La réforme annoncée par le président américain Barack Obama pour limiter les programmes de surveillance de la NSA n'a pas convaincu les Américains, dont les trois-quarts considèrent qu'elle n'améliorera pas la protection de leur vie privée, selon un sondage publié mardi.

Quelque 73% des sondés considèrent que les annonces du président vendredi pour mieux encadrer l'activité de l'agence chargée d'intercepter les communications n'amélioreront pas la protection de la vie privée. Ils sont 21% à penser l'inverse, selon ce sondage réalisé par le Pew Reseach Center pour le quotidien USA Today.

L'étude a été réalisée auprès de 1.504 adultes entre mercredi et dimanche. La moitié des sondés (50%) reconnaît n'avoir "rien entendu" des annonces de Barack Obama vendredi.

Le président a notamment annoncé que les Etats-Unis n'espionneraient plus les communications des dirigeants alliés et que le gouvernement continuerait de collecter les métadonnées téléphoniques mais ne le détiendrait plus. Ces métadonnées sont comparables à ce que l'on trouve sur une facture téléphonique: numéro appelé, durée de l'appel, horaire. Mais elles n'incluent ni le nom de l'abonné, ni l'enregistrement des conversations.

Pour 79% des sondés au courant des annonces présidentielles, ces changements ne compliqueront pas les efforts du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme.

Au total, 53% des Américains sondés désapprouvent le programme de collecte des métadonnées, contre 40% qui l'approuvent. Depuis le début des révélations de l'ancien consultant Edward Snowden en juin, ce programme est celui qui a provoqué le plus d'opposition au sein de la population américaine et de certains élus du Congrès.

L'opposition à cette pratique de la NSA est en augmentation: en juin, 47% des Américains désapprouvaient ce programme, mais 48% l'approuvaient.

S'agissant d'Edward Snowden, aujourd'hui réfugié en Russie, 45% des sondés considèrent que le jeune homme a "servi l'intérêt public" --43% qu'il lui a nui-- en fournissant des documents à la presse qui a ensuite mis au jour l'ampleur de la surveillance de la NSA.

Cela n'empêche pas une majorité de sondés (56%) à considérer que le gouvernement devrait engager des poursuites criminelles à son encontre.

mra/are