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16/01/2014 08:32 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Printemps 2012 : des manifestants souhaitent l'arrêt des procédures

Des étudiants qui ont manifesté à Québec lors du printemps érable ont déposé une requête en délai déraisonnable à la Ville en lien avec les constats d'infraction qu'ils ont reçu.

Quelque 81 jeunes, qui ont été arrêtées le 27 avril 2012 durant une manifestation de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), n'ont toujours pas comparu devant un juge pour contester une amende de 500 dollars reçue pour une infraction au Code de la route.

Les comparutions sont prévues aujourd'hui et demain en cour municipale.

La porte-parole du groupe, Sophie Dufour-Beauséjour, déplore que les étudiants n'aient pas encore été entendus par un juge, près de 21 mois après avoir reçu le constat d'infraction.

Sophie Dufour-Beauséjour affirme que la lenteur des procédures a des conséquences pour les étudiants.

« Ces délais-là entraînent du stress chez toutes les personnes qui ont été arrêtées. Il y a des gens qui ont changé de ville depuis et qui sont inquiets à savoir s'ils vont devoir se déplacer à Québec d'urgence pour aller comparaître », ajoute Mme Dufour-Beauséjour.

Le groupe dénonce également le laxisme de la Ville dans les dossiers de 400 autres manifestants arrêtés à Québec lors du conflit étudiant.

Les manifestants se plaignent de plus de l'injustice de leur arrestation et accusent la police de Québec d'avoir fait du profilage politique.