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16/01/2014 04:17 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

Meurtre de Rafic Hariri: procès par contumace au Tribunal spécial pour le Liban

LEIDSCHENDAM, Pays-Bas - Le procès de quatre suspects de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri, survenu il y a près de 9 ans, a débuté ce jeudi, aux Pays-Bas, devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

Les quatre accusés ne sont pas présents au tribunal, étant en fuite. Ils seront donc jugés par contumace car le Hezbollah, dont ils sont membres, a refusé de collaborer à leur arrestation. D'ailleurs, le Hezbollah, allié du régime de la Syrie voisine, réfute toute implication dans l'explosion meurtrière.

L'attentat-suicide qui a coûté la vie à l'ancien chef de gouvernement âgé de 61 ans et à 22 autres personnes, en plus de faire 226 blessés, s'est produit le 14 février 2005 à Beyrouth. Cette attaque a été clairement interprétée comme un acte politique, l'ex-premier ministre ayant été opposé à la présence syrienne au Liban.

Au cours des dernières semaines, à l'approche de l'ouverture du procès, des actes de violences sectaires ont été perpétrés au Liban. Ce jeudi, une voiture pigée a d'ailleurs explosé près de la frontière avec la Syrie.

Saad Hariri, le fils de l'ancien chef de gouvernement, qui a été président du Conseil des ministres du Liban de 2009 à 2011, était dans la salle d'audiences à l'ouverture du procès, à l'instar de membres de familles d'autres victimes de l'attentat.

Le juge David Re a affirmé que des centaines de témoins seraient appelés à témoigner au cours du procès qui devrait durer plusieurs mois.