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16/01/2014 12:36 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Les combats entre factions rebelles en Syrie ont fait plus de 1000 morts

BEYROUTH - Les deux semaines d'affrontements entre un groupe lié à Al-Qaïda et d'autres factions rebelles en Syrie ont fait plus de 1000 morts, a déclaré une organisation de l'opposition jeudi, alors que les combats faisaient toujours rage dans une ville du nord-ouest du pays.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une organisation établie à Londres qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie, a déclaré que les combats dans le nord et l'est du pays avaient fait au moins 1069 morts depuis le début des affrontements, le 3 janvier.

Les combats, qui opposent l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) à d'autres groupes, sont les plus sérieux dans les rangs des rebelles depuis le début du soulèvement contre le régime du président Bachar el-Assad, en mars 2011.

Selon l'Observatoire, 130 civils figurent parmi les personnes tuées dans les affrontements, dont 21 qui ont été «exécutés» par des membres de l'EIIL.

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU affirme que les groupes islamistes en Syrie commettent un «nombre grandissant» d'exécutions dans le nord du pays et estime qu'il s'agit de crimes de guerre.

La haute commissaire Navy Pillay a indiqué qu'au cours des deux dernières semaines, son bureau avait reçu des rapports sur «une succession d'exécutions de masse de civils et de combattants qui ne participent plus aux hostilités à Alep, Idlib et Raqqa par des groupes d'opposition extrémistes en Syrie», particulièrement l'EIIL.

Elle a rappelé que de telles exécutions violent le droit humanitaire international et a souligné que le nombre de violations alléguées était très élevé.

L'Observatoire a indiqué que d'intenses combats entre l'EIIL et d'autres groupes se déroulaient jeudi dans la ville de Saraqeb, dans le nord-ouest du pays.

Mamdouh Jaloul, un militant de l'opposition syrienne originaire de la province d'Idlib et maintenant réfugié en Turquie, a déclaré que «de violents combats de rue» se déroulaient à Saraqeb. Il a souligné que de nombreux résidents avaient quitté la ville depuis deux mois à cause de l'intensité des raids de l'armée gouvernementale, mais que les plus récentes violences avaient forcé ceux qui étaient toujours présents à s'enfuir vers des zones plus sûres.