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16/01/2014 03:02 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Le pétrole recule légèrement à New York après un rapport de l'Opep

Les cours du pétrole new-yorkais ont légèrement reculé jeudi à l'issue d'une séance hésitante, le marché digérant encore le rapport sur les stocks de brut aux Etats-Unis et les nouvelles prévisions de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a cédé 21 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 93,96 dollars.

"Les échanges ont été assez laborieux aujourd'hui, les cours ne cessant d'osciller entre gains et pertes", a remarqué Bart Melek de TD Securities.

Parmi les informations du jour figurait le rapport de l'Opep, qui a indiqué que la production de ses membres avait reculé en décembre, a relevé l'analyste. Elle s'est inscrite à son plus bas niveau depuis 2011, avant que le soulèvement populaire contre l'ancien dirigeant libyen Mouammar Khadafi ne perturbe fortement la production de brut dans ce pays.

Mais le cartel a aussi légèrement révisé à la hausse sa prévision de demande mondiale de brut pour 2014, à 90,91 millions de barils par jour (mbj) contre une précédente estimation de 90,84 mbj, grâce à une amélioration du contexte économique en Amérique du Nord et en Europe.

Par ailleurs les investisseurs étaient "encore en train d'étudier les chiffres du rapport de l'EIA (l'agence américaine d'information sur l'énergie) sur les réserves de produits pétroliers qui a fait état d'une très forte chute des stocks de brut", a indiqué John Kilduff d'Again Capital.

"Mais on a aussi observé une importante baisse des importations dans le golfe du Mexique", qui ont diminué de 13% par rapport à la semaine précédente, "et on se demande si c'est la conséquence d'une baisse des prix due à l'afflux prochain de brut en provenance de Cushing (en Oklahoma, sud des Etats-Unis), grâce à la remise en route de l'oléoduc Keystone, ou si c'est juste une anomalie", a-t-il ajouté.

Les investisseurs restent par ailleurs très sensibles à toute évolution de la situation dans certains pays du Moyen-Orient, importante zone de production et de transit d'or noir.

Ces derniers jours, la Libye a ainsi réussi à redresser quelque peu sa production de brut, à environ 600.000 barils par jour contre 250.000 barils par jour au plus fort des troubles qui perturbent son secteur énergétique.

"Mais de nouvelles tensions peuvent apparaître à tout moment, c'est loin d'être réglé", a avancé John Kilduff.

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