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16/01/2014 02:27 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

La skieuse Marie-Michèle Gagnon accueillie comme une reine à Québec

QUÉBEC - La skieuse québécoise Marie-Michèle Gagnon a été accueillie comme une reine à son retour dans son patelin, à la suite de l'exploit qu'elle a signé en Autriche en fin de semaine dernière.

À Québec jeudi, Gagnon a été officiellement fait membre de la famille olympique canadienne en vue des Jeux de Sotchi, dans quelques semaines.

Le Comité olympique canadien (COC) a accueilli dans ses rangs deux autres skieuses alpines: Brittany Phelan, de Mont-Tremblant, et Larisa Yurkiw, d'Owen Sound, en Ontario.

Mais c'est Gagnon qui a retenu toute l'attention au cours de la conférence de presse qui a eu lieu à l'hôtel de ville.

Dimanche, l'athlète âgée de 24 ans a enlevé les honneurs de l'épreuve du super-combiné (super-G, slalom) de la compétition d'Altenmarkt, en Autriche. C'était pour elle un premier titre en 106 courses sur le circuit de la Coupe du monde.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a tenté de s'attribuer une partie du mérite, en disant à la blague que la municipalité natale de Gagnon — Lac-Etchemin, sur la rive-sud de Québec — avait été annexée à Québec.

«On ratisse large quand ça fait notre affaire», a lancé le coloré premier magistrat.

Gagnon a été emportée dans un véritable tourbillon depuis sa descente de l'avion, mercredi soir. Mais elle assure qu'elle gardera les pieds sur terre.

«Ça me fera le plus grand bien de passer la prochaine semaine chez moi, avec la famille, a-t-elle avancé. J'adore retourner à Lac-Etchemin. Les gens sont toujours très gentils avec moi, même quand ça va moins bien.»

«Lente, mais dangereuse»

À moins d'un mois du grand rendez-vous quadriennal, le moment pouvait difficilement être mieux choisi pour elle afin de marquer un grand coup. La rançon de la gloire, c'est qu'elle devra composer avec une plus forte pression à Sotchi.

«La pression, je ne me préoccupe pas de ça, a-t-elle répondu. Les gens pourront dire ce qu'ils voudront, je continuerai avec ma façon de faire. Je sais que c'est la bonne façon. Je vais continuer de préconiser mon approche détendue.»

Gagnon est particulièrement satisfaite de la constance qu'elle affiche cette saison, ce qui lui permet, dit-elle, de courir davantage de risques en piste.

«Même quand je termine dans le 'top-10', je sais que je peux aller à une vitesse supérieure. Je suis une courbe de progression lente, mais dangereuse, a-t-elle imagé. L'idée, c'est d'aller à la pleine vitesse à Sotchi.»

Gagnon a pu rencontrer son idole d'enfance, Mélanie Turgeon, présente lors de l'annonce. Elle a confié avoir longtemps eu dans sa chambre une affiche géante de la triple olympienne et ancienne championne du monde, autographiée de sa main.

Avant de se diriger en Russie, où elle prendra part à quatre épreuves à ses deuxièmes Jeux olympiques, Gagnon participera à trois courses de Coupe du monde, en Allemagne et en Slovénie.

Phelan confiante

Brittany Phelan, âgée de 22 ans seulement, n'a pas réellement craint de rater les JO, à la lumière de la percée qu'elle a effectuée en 2012-13 (six top-30, incluant un top-10). Même si c'est plus ardu pour elle cette saison, elle demeure confiante de bien tirer son épingle du jeu dans l'épreuve de slalom à Sotchi.

«Si je fais deux bonnes manches, un top-10 est possible, a-t-elle argué. Mais on ne sait jamais en slalom, tout peut arriver. Moi, je veux acquérir de l'expérience parce qu'aux prochains Jeux, dans quatre ans, je souhaiterais prendre part aux courses techniques et de vitesse. J'affectionne autant les deux.»

Yurkiw, âgée de 25 ans, est une spécialiste des épreuves de vitesse qui réalise tout un retour après avoir été écartée de l'équipe canadienne. Yurkiw avait manqué les Jeux de Vancouver en raison d'une blessure.

Les noms de Gagnon, de Phelan et de Yurkiw s'ajoutent à ceux des skieurs de vitesse Erik Guay, Manuel Osborne-Paradis et Jan Hudec, dont on a confirmé la présence dans l'équipe masculine, la semaine dernière.

D'autres skieurs, tant chez les femmes que les hommes, pourraient se greffer au groupe d'ici la date limite du 26 janvier.