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16/01/2014 10:42 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Kerry exhorte l'opposition syrienne à participer à Genève II

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, joue de toute son influence pour convaincre l'opposition syrienne - plus que jamais divisée - à participer à la conférence de Genève II, censée ramener la paix en Syrie.

L'appel de John Kerry intervient après l'annonce du Comité national de coordination syrienne (CNCD) de ne pas faire partie de la délégation de l'opposition à la conférence.

Le chef de la diplomatie américaine déplore par ailleurs la volonté du gouvernement syrien de centrer l'ordre du jour sur la lutte contre le terrorisme, faisant ainsi référence à une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU dans laquelle le gouvernement syrien invite « les États soutenant le terrorisme à y renoncer et à cesser de financer, d'entraîner, d'armer et de protéger des mouvements terroristes ».

M. Kerry a également reconnu jeudi que les États-Unis étaient aussi très inquiets de la montée de l'extrémisme en Syrie. « Nul besoin de rappeler au monde que la Syrie est devenue un lieu attrayant pour les djihadistes et les extrémistes », a-t-il estimé.

Ferme, le secrétaire d'État a donc tenu à rappeler que la conférence était « un processus essentiel à la formation par consentement mutuel d'une instance gouvernementale de transition ».

Sur le terrain, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basés à Londres, fait état de 1000 personnes tuées en deux semaines de combats entre rebelles et jihadistes, auparavant alliés dans leur lutte contre le gouvernement syrien.

L'OSDH précise que parmi les 130 civils tués, 21 ont été exécutés sommairement dans un hôpital pour enfants à Alep dont les jihadistes se servaient comme base.

Depuis le début de la crise en Syrie, les violences ont fait plus de 130 000 morts et des millions de déracinés, selon l'OSDH.