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16/01/2014 08:31 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Iran: Rohani fustige un "groupe" opposé à la levée des sanctions

Le président Hassan Rohani a fustigé jeudi un "groupe" politique iranien opposé à la levée des sanctions, ont indiqué les médias, après un accord historique sur le programme nucléaire de Téhéran critiqué par les conservateurs.

L'accord conclu en novembre à Genève avec le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), qui doit entrer en application lundi, limite pendant six mois les activités nucléaires sensibles de l'Iran en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales qui étouffent l'économie iranienne.

Des négociations sur un accord global doivent débuter durant la période intérimaire.

"Un groupe ne souhaite pas que les sanctions soient levées", a affirmé le président modéré lors d'un discours dans la province du Khouzestan (ouest), selon l'agence Tasnim.

"Ce groupe - pour ses intérêts particuliers et collectifs - est contre la normalisation des relations avec le monde. Nous devrions penser au peuple et sacrifier (nos intérêts) à ceux de la nation", a-t-il ajouté, sans donner plus de précision.

Certains conservateurs iraniens ont critiqué l'accord de novembre. Et des députés ont également demandé à être associés aux négociations nucléaires.

M. Rohani, élu en juin 2013, plaide pour des "relations constructives" avec les pays occidentaux, après le double mandat de son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad marqué par la confrontation au sujet du programme nucléaire de l'Iran.

Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément farouchement.

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama tente de dissuader le Congrès de voter sans attendre de nouvelles sanctions contre Téhéran, qui entreraient en vigueur si les négociations actuelles échouaient.

Hassan Rohani a en outre souligné jeudi que parvenir à un accord global serait "une tâche difficile".

"Il est vrai que la structure des sanctions reste en place, mais nous avons fait tomber un ou deux piliers", a-t-il ajouté, semblant nuancer des propos tenus mardi sur une "reddition" des puissances mondiales.

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