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16/01/2014 07:26 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

France: un tribunal s'oppose à l'euthanasie passive d'un patient en état de conscience minimale

Un tribunal français s'est prononcé jeudi contre l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation artificielles d'un homme tétraplégique en état de conscience minimale, décidé par les médecins avec l'accord de sa femme mais contre la volonté de ses parents.

Le tribunal administratif de Chalons-en-Champagne (est), qui devait trancher le litige concernant le sort de Vincent Lambert, un homme de 38 ans victime d'un accident de la route il y a cinq ans, "a enjoint les médecins de maintenir l'alimentation et l'hydratation", a indiqué à l'AFP l'avocat des parents, Me Jean Paillot.

Les médecins de l'hôpital de Reims avaient estimé pouvoir légalement interrompre ces soins en vertu d'une loi datant de 2005, qui leur permet d'interrompre ou ne pas mettre en oeuvre des traitements inutiles ou disproportionnés, dont le seul but serait le maintien artificiel de la vie.

L'épouse du jeune homme avait donné son accord au choix des médecins, mais les parents, des catholiques traditionalistes, ont saisi la justice pour s'y opposer.

Cette affaire intervient en plein débat sur l'euthanasie en France. Le président François Hollande a réaffirmé mardi sa volonté de voir adopter une loi permettant "dans un cadre strict", à une personne atteinte d'une maladie incurable de demander une "assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité".

Après la décision du tribunal, l'hôpital peut encore déposer un recours devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative.

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