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16/01/2014 10:55 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Formule 1 - Ecclestone, poursuivi en justice, va prendre un peu de recul

Le grand argentier de la F1 Bernie Ecclestone, qui va être jugé pour corruption à Munich, va quitter le conseil d'administration du groupe propriétaire des droits de la discipline reine, mais continuera d'en diriger les opérations au quotidien, a-t-on appris jeudi de sources officielles.

Ecclestone, milliardaire de 83 ans, qui a déjà indiqué qu'il plaiderait non coupable, est accusé d'avoir versé 35 millions d'euros de pots-de-vins à un banquier allemand lors de la vente des droits de la F1 au fonds d'investissement CVC Partners, actionnaire principal de Delta Topco, la holding de la F1, basée à Jersey.

Dans un communiqué, Delta Topco Ltd a indiqué avoir tiré les conséquences de l'ouverture prochaine du procès, fin avril devant le tribunal de grande instance de Munich.

Son conseil d'administration explique "qu'il est dans l'intérêt des affaires de la F1, et du sport, que M. Ecclestone continue à gérer la F1 au jour le jour, mais en faisant l'objet d'un contrôle plus important de la part du CA. M. Ecclestone a accepté ces nouvelles dispositions".

La validation et la signature des contrats les plus significatifs seront désormais sous la responsabilité du président du CA, Peter Brabeck-Letmathe, ancien PDG du groupe Nestlé de 1997 à 2008, et de son adjoint, Donald Mackenzie, précise le communiqué.

"M. Ecclestone a une nouvelle fois assuré le CA qu'il était innocent et il a l'intention de se défendre vigoureusement. Après en avoir débattu avec le CA, M. Ecclestone a proposé, et le CA a accepté, que jusqu'à la résolution de cette affaire il démissionne de son mandat d'administrateur, avec effet immédiat, et donc de toutes les responsabilités qui y sont liées".

Ecclestone, toujours actionnaire minoritaire de la F1, va donc continuer à gérer Formula One Management (FOM), le bras purement opérationnel de CVC Partners et Delta Topco en F1, au sein de Formula One Group (FOG).

Il peut potentiellement continuer à négocier les futurs contrats, à défaut de les signer, avec les écuries, les promoteurs, les propriétaires de circuits et les parraineurs de la F1, comme il le fait, dans la plus grande discrétion, depuis les années 80.

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