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16/01/2014 04:28 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Bernanke fait sa dernière apparition publique en tant que président de la Fed

WASHINGTON - Lors de sa dernière apparition publique en tant que président de la Réserve fédérale des États-Unis, jeudi, Ben Bernanke est revenu sur la crise financière de 2008, qu'il a comparée à un grave accident de voiture.

En entrevue à la Brookings Institution, à Washington, M. Bernanke s'est souvenu de «périodes très intenses» durant la crise. C'était comme chercher à empêcher une automobile de basculer d'un pont à la suite d'une collision, a-t-il expliqué.

Le gouvernement américain venait de prendre le contrôle des géants de l'hypothèque Fannie Mae et Freddie Mac, tandis que la firme Lehman Brothers venait de s'effondrer. M. Bernanke se souvient de quelques nuits blanches passées à travailler avec d'autres responsables dans l'espoir de limiter les dégâts.

Ben Bernanke va quitter la Fed le 31 janvier, au terme de huit années à la tête de la banque centrale américaine. Janet Yellen lui succédera le 1er février.

Jeudi, M. Bernanke a défendu les gestes posés par la Fed durant la crise, incluant d'importants achats d'obligations destinés à faire baisser les taux d'intérêt à long terme.

Les adversaires de ces mesures avaient prévenu qu'elles risquaient de faire augmenter l'inflation ou de provoquer de l'agitation sur les marchés financiers.

M. Bernanke a toutefois fait remarquer que l'inflation n'avait pas constitué un problème, demeurant largement inférieure à la cible de deux pour cent visée par la Fed.

Si l'inflation devient problématique lorsque l'économie commencera à croître à un rythme plus rapide, la Fed dispose des outils nécessaires pour gérer les taux d'intérêt et empêcher l'inflation de devenir hors de contrôle, a-t-il dit.

La Fed a annoncé le mois dernier qu'elle commencerait à légèrement réduire ce mois-ci ses achats mensuels d'obligations, les faisant passer de 85 milliards $ US à 75 milliards $ US. La banque centrale a également indiqué qu'elle procéderait à de nouvelles réductions lors de ses prochaines réunions, si l'économie continue de s'améliorer.