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16/01/2014 11:18 EST | Actualisé 18/03/2014 05:12 EDT

Assaut des forces irakiennes contre un camp d'insurgés à Al-Anbar

Les forces de sécurité irakiennes ont lancé jeudi un assaut contre un camp d'insurgés à Al-Boubali, dans la province d'Al-Anbar, théâtre de nouveau de combats meurtriers.

Quelque 3.000 membres des forces de sécurité, dont des unités de la Brigade dorée liée au bureau du Premier ministre Nouri al-Maliki et de la force d'intervention rapide du ministère de l'Intérieur, ont participé à cette attaque.

Al-Boubali est une zone rurale située entre Ramadi et Fallouja, deux villes à l'ouest de Bagdad dont les autorités ont perdu le contrôle partiellement pour la première, totalement pour la seconde, début janvier au profit d'hommes armés, dont des combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) et des membres de tribus hostiles au gouvernement.

"L'objectif principal est de prendre le contrôle du secteur" d'Al-Boubali, a précisé un officier sous couvert de l'anonymat, en ajoutant que l'opération visait également à récupérer le corps de huit membres des forces de sécurité.

Dans la nuit, des combats ont également eu lieu à l'ouest de Fallouja, où deux personnes ont été tuées par deux tirs de mortiers. On ignorait pour le moment les parties engagées dans ces violences.

Mercredi, les forces gouvernementales ont encore perdu du terrain dans la province d'Al-Anbar. Selon des sources officielles, des hommes armés, parmi lesquels des combattants de l'EIIL, ont effet pris le contrôle de la localité de Saqlawiyah, à la périphérie ouest de Fallouja, et du quartier de Malaab à Ramadi.

Depuis le début de l'année, les violences à travers l'Irak ont fait quelque 500 morts, selon un décompte de l'AFP basé sur des sources médicales et officielles.

Face à cette escalade débutée début 2013, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les dirigeants irakiens à régler "à la source" le problème des violences, alors que la minorité sunnite s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites.

Mais le Premier ministre Nouri al-Maliki a rétorqué que les événements à Al-Anbar n'avaient "aucun lien avec les problèmes irakiens" et martelé qu'il ne pouvait pas y avoir "de dialogue avec Al-Qaïda".

bur-psr/cco/vl