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15/01/2014 05:27 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

Washington évite l'impasse budgétaire... jusqu'en septembre

La Chambre des représentants américaine a adopté mercredi un plan de dépense bipartite qui, une fois adopté par le Sénat, permettra au gouvernement fédéral de faire face à ses responsabilités budgétaires jusqu'au 30 septembre prochain.

La loi devrait également permettre aux parlementaires de mettre fin à quatre années de crise budgétaire.

La chambre basse a adopté cette loi avec une forte majorité de 359 voix contre 67. La mesure est maintenant soumise au Sénat, qui se prononcera à ce sujet d'ici la fin de la semaine.

« Dans cette entente, personne n'obtient tout ce qu'il veut, [mais] c'est une bonne loi, une loi solide », a réagi Nita Lowey, une élue démocrate de l'État de New York.

La loi adoptée détaille 1012 milliards de dollars de dépenses courantes en 2014, dont 520 milliards pour le Pentagone. Des dépenses de 92 milliards sont aussi prévues dans l'accord pour les opérations militaires extérieures et 6,5 milliards le sont pour des crédits exceptionnels liés aux catastrophes naturelles. La somme totale est donc d'environ 1111 milliards.

L'accord ne règle toutefois pas la question du plafond de la dette qui doit être relevé d'ici le mois de mois de mars ou le mois d'avril pour éviter un défaut de paiement américain. Le dossier de la dette représentera l'ultime mise à l'épreuve du nouvel esprit de coopération entre les partis.

En octobre dernier, une crise avait étreint l'appareil gouvernemental américain, mettant des centaines de milliers de fonctionnaires américains en congé forcé pendant 16 jours. À l'issue de cette ultime crise, républicains et démocrates avaient tous solennellement promis un retour à la normale et ils ont tenu promesse.

S'il est difficile pour les élus américains de voter des budgets, c'est que le congrès est souvent paralysé du fait que les démocrates, majoritaires au Sénat, doivent s'entendre avec les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, et que les deux partis ont des conceptions bien différentes de la manière dont les fonds publics doivent être administrés.