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15/01/2014 11:52 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

L'opposition syrienne accuse le régime d'avoir utilisé des gaz toxique à Daraya

La Coalition nationale de l'opposition a accusé mercredi l'armée syrienne d'avoir utilisé des gaz toxiques en décembre dans une attaque contre Daraya, ville rebelle assiégée par l'armée depuis un an près de Damas.

Cette attaque qui remonte au 13 décembre a fait au moins trois morts, selon le communiqué de la Coalition, qui dénonce une tactique du régime pour que l'opposition refuse de participer à la conférence de paix qui doit s'ouvrir le 22 janvier en Suisse.

La Coalition appelle également "la communauté internationale et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à enquêter sur les rapports mentionnant l'utilisation de produits chimiques dans cette attaque".

Elle affirme aussi que "les mesures nécessaires doivent être prises" si la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la destruction de l'arsenal chimique syrien adoptée en septembre a été violée.

Cette résolution, qui doit mener au désarmement chimique de la Syrie, a éloigné la perspective de frappes de représailles menées par les Etats-Unis, qui accusaient le régime d'une attaque ayant fait des centaines de morts en août près de Damas.

Une premier chargement d'armes chimiques a quitté la Syrie la semaine dernière en application de la résolution de l'ONU et sous la supervision de l'OIAC.

Interrogé par l'AFP via Internet, un membre du conseil local de l'opposition à Daraya a affirmé que des gaz toxiques avaient été utilisés le 13 décembre. Une personne est morte sur le coup, et deux autres ont succombé par la suite.

Leurs symptômes comprenaient "des convulsions nerveuses, une contraction de l'iris et de l'écume autour de la bouche", a-t-il expliqué, précisant que les services médicaux locaux ne disposaient ni des médicament ni des équipements pour soigner ces patients.

L'armée syrienne assiège Daraya depuis plus d'un an. Les combats font régulièrement rage aux abords de la ville, et les attaques aériennes sont quasi-quotidiennes.

Dans son communiqué, la Coalition souligne que "la sauvagerie des récentes attaques (contre les zones tenues par l'opposition) montre la véritable position du régime d'Assad sur une situation politique" au conflit syrien.

La Coalition doit se réunir le 17 janvier pour décider de sa participation ou non à Genève II. Le Conseil national Syrien, l'une des ses composantes majeures, a menacé de quitter la Coalition si elle se rendait en Suisse.

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