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15/01/2014 10:20 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

L'Iran invite les pays du Golfe à visiter la centrale de Bouchehr

L'Iran a invité mercredi les experts des pays du Golfe à visiter la centrale de Bouchehr pour les rassurer sur les normes de sécurité de la seule installation nucléaire civile iranienne, a rapporté l'agence Irna.

"Nous sommes prêts à faire visiter aux experts nucléaires des pays du Golfe persique la centrale nucléaire de Bouchehr", a affirmé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Ali Akbar Salehi, cité par Irna.

Les monarchies arabes du Golfe se sont inquiétées à plusieurs reprises de la fiabilité de la centrale de Bouchehr et des risques de pollution radioactive en cas d'accident ou de séisme majeur, le pays étant situé sur plusieurs failles sismiques.

Mais l'Iran et la Russie - qui a terminé la construction de l'installation - ont toujours affirmé que la centrale respectait les normes internationales et qu'elle était sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

M. Salehi s'est aussi dit prêt à "des consultations entre nos experts et ceux des pays du Golfe persique, pour des discussions scientifiques et techniques sur les questions de sécurité de la centrale".

Il a également suggéré la création d'une instance de coopération régionale sur la question du nucléaire civil.

La centrale de Bouchehr est entrée en service en 2011 après plusieurs retards et produit 1.000 mégawatts. Téhéran souhaite construire une seconde centrale de même taille à proximité dès 2014.

La centrale de Bouchehr ne suscite pas l'inquiétude des pays occidentaux et d'Israël, qui soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément farouchement. Mercredi, le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé que "concernant la technologie nucléaire pacifique, nous n'avons jamais et ne chercherons jamais (à disposer) d'armes nucléaires," selon Irna.

L'Iran et les grandes puissances ont signé fin novembre un accord qui limite pour six mois, à partir du 20 janvier, les activités nucléaires sensibles iraniennes en échange d'une levée d'une partie des sanctions occidentales.

Les six monarchies du Golfe avaient à l'époque salué l'accord, estimant qu'il constituait "un premier pas vers un accord global et permanent sur le programme nucléaire de l'Iran qui suscite les craintes au niveau international et régional".

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