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15/01/2014 08:30 EST | Actualisé 17/03/2014 05:12 EDT

Centrafrique: l'Union africaine appelle les pays des Grands Lacs à renforcer la Misca

L'Union Africaine (UA) a appelé mercredi les pays de la région des Grands Lacs à renforcer la mission internationale déployée en Centrafrique pour y ramener la paix, sans parvenir à obtenir d'engagement concret.

"La commission de l'UA (...) voudrait en appeler à votre conférence pour permettre à la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) de déployer toutes ses capacités et de contribuer, avec l'opération (militaire française) Sangaris, à stabiliser définitivement la situation", a déclaré le représentant spécial de l'Union africaine pour la région des Grands Lacs, Boubacar Diarra, aux dirigeants régionaux réunis en sommet à Luanda.

L'Union africaine "en appelle à votre autorité pour donner les moyens à la Misca, dont les effectifs ont été projetés à 6.000 hommes, de poursuivre son mandat en toute sérénité", a ajouté Boubacar Diarra.

La Misca compte actuellement 4.400 hommes, l'UA peinant à réunir davantage d'effectifs. La France a envoyé depuis début décembre 1.600 soldats dans le cadre de son "opération Sangaris".

Dans leur déclaration de clôture du sommet, aucun pays de la région des Grands Lacs ne s'est engagé à fournir des troupes.

Les leaders régionaux ont simplement "exhorté l'UA et ses partenaires à renforcer la mission pour la stabilisation de la République Centrafricaine en lui fournissant des ressources et l'appui logistique (...) et félicité les Etats membres qui ont contribué aux troupes de la Misca".

"L'Angola va concentrer son aide dans le domaine humanitaire et, dans le cadre de ma fonction de président de la conférence internationale pour la région des Grands Lacs, il est évident que nous allons appuyer le processus de pacification et de transition vers la démocratie", a affirmé le président angolais, José Eduardo dos Santos.

Comme l'Angola, l'Afrique du Sud refuse d'envoyer des troupes en Centrafrique, malgré les pressions internationales et régionales, soulignant être déjà engagée en République démocratique du Congo et au Darfour.

Interrogé sur la situation au Soudan du Sud, le président angolais a affirmé qu'un accord de cessation des hostilités devrait être signé dans les plus brefs délais grâce à une médiation de l'UA.

"Chacun d'entre nous doit en premier lieu s'efforcer de garantir la sécurité, la paix et la stabilité politique dans son propre pays", a ajouté le président angolais, dont le pays va présider pendant deux ans la conférence internationale pour la région des Grands Lacs, succédant à l'Ouganda.

em/mba