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14/01/2014 12:35 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Rencontre des leaders nord-américains en février au Mexique

Le premier ministre Stephen Harper rejoindra ses homologues nord-américains au Mexique, le mois prochain, pour un sommet continental, dans la foulée de nouveaux doutes sur l'importance de ce type de rencontres.

Le bureau de M. Harper a confirmé, lundi, qu'il se rendra le 19 février à Toluca, au Mexique, où le président Enrique Pena Nieto l'accueillera, en compagnie du président américain Barack Obama.

Il s'agira de la première réunion du trio depuis une brève rencontre, il y a près de deux ans. L'événement d'avril 2012, tenu à Washington, représentait la première réunion du genre depuis 2009.

Les discussions tenues le mois prochain représenteront également le premier sommet continental trilatéral de M. Pena Nieto, au moment même où les relations ne sont plus au beau fixe entre Ottawa et Mexico.

Les Mexicains réclament en effet la levée de l'imposition d'un visa touristique, par le Canada, aux visiteurs mexicains, et M. Harper a lui-même dit qu'il aimerait voir cette demande aboutir.

De son côté, l'ambassadeur mexicain au Canada, Francisco Suarez, a déjà déclaré à La Presse Canadienne que cet irritant remontant à 2009 pourrait influencer négativement la visite officielle de M. Harper prévue cette année.

Un porte-parole du premier ministre a cependant refusé de commenter la question des visas, indiquant plutôt que l'économie serait au cœur des échanges.

À Washington, où la Maison-Blanche a annoncé la réunion lundi, il semblerait qu'on ait l'intention d'expédier rapidement l'affaire.

Le porte-parole Jay Carney a effectivement dit que son grand patron se rendrait au Mexique « le 19 février », mais a refusé de dire s'il y passerait la nuit.

Des rencontres utiles?

Économie, développement énergétique, compétitivité et sécurité devraient occuper les échanges.

Cette rencontre du mois prochain sera la septième du genre entre leaders nord-américains, mais un analyste en affaires étrangères affirme que l'importance et l'utilité du processus ont grandement diminué au cours des dernières années.

Pour Fen Hampson, il faut plutôt se concentrer davantage sur la relance de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) « pour répondre à la concurrence provenant de Chine et des autres tigres asiatiques ».

« Ces rencontres ne sont rien de plus que des séances de prise de photos, et celle-ci ne semble pas vouloir offrir davantage », dit Fen Hampson, qui blâme résolument Barack Obama pour cet état de fait.

« Washington a non seulement démontré peu de leadership au cours des dernières années, mais a même agi pour rendre plus difficile l'existence de ses partenaires de l'ALENA, qu'il s'agisse de la gestion de la frontière, du bœuf, du camionnage, de l'énergie ou d'accueillir le Mexique et le Canada au sein des discussions sur le Partenariat transpacifique. »