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14/01/2014 03:15 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Les USA dénoncent l'hommage de l'Iranien Zarif à un cadre du Hezbollah

La Maison Blanche a dénoncé avec virulence mardi l'hommage rendu par le ministre iranien des Affaires étrangères à un cadre assassiné du Hezbollah, estimant qu'il risquait d'exacerber les tensions au Moyen-Orient.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, en visite au Liban, a déposé mardi une gerbe sur la tombe d'Imad Moughniyeh, principal commandant militaire du mouvement armé chiite libanais allié de Téhéran.

Ce dernier avait été assassiné en 2008 à Damas dans un attentat à la voiture piégée. Cet assassinat avait été imputé à Israël, ennemi juré du puissant mouvement armé, et qui avait nié toute implication.

Dans un communiqué, la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden, a affirmé que "les Etats-Unis condamnent la décision du ministre iranien des Affaires étrangères (...) de déposer une gerbe sur la tombe d'Imad Moughniyeh", responsable selon elle d'"actes de terrorisme affreux qui ont tué des centaines de personnes, dont des Américains".

"Les violences inhumaines perpétrées par Moughniyeh, et que le Hezbollah libanais continue à perpétrer dans la région avec le soutien matériel et financier de l'Iran, ont eu des effets profondément déstabilisants et meurtriers pour le Liban et la région", a-t-elle ajouté.

"La décision de rendre hommage à un individu qui a participé à des actions aussi néfastes, et dont l'organisation continue à soutenir le terrorisme partout dans le monde, fait passer un mauvais message et ne fera qu'exacerber les tensions dans la région", a conclu Mme Hayden.

Cette dénonciation est intervenue alors que les Etats-Unis et l'Iran se sont récemment rapprochés après plus de trois décennies de méfiance réciproque, avec un accord intérimaire en novembre entre Téhéran et le groupe P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne) sur le programme nucléaire de la république islamique.

Cet accord, percée spectaculaire après des années de blocage, prévoit qu'il n'y aura pas de nouvelles sanctions contre l'Iran durant six mois, période pendant laquelle la République islamique a accepté de son côté de geler le développement de son programme nucléaire controversé, le temps d'essayer de parvenir à un compromis plus large.

tq/are