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14/01/2014 11:13 EST | Actualisé 16/03/2014 05:12 EDT

Les Américains ont quitté l'Irak, mais l'autorisation d'invasion reste valide

Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak fin 2011, mais l'autorisation historique d'utilisation de la force votée par le Congrès en 2002 court toujours, et la proposition d'abrogation d'un sénateur est cette fois soutenue par la Maison Blanche.

Le républicain Rand Paul, d'obédience libertaire et hostile à l'interventionnisme américain, doit déposer au Sénat une proposition de loi afin d'abroger formellement --et symboliquement-- cette autorisation, a confirmé sa porte-parole mardi.

"La guerre en Irak est officiellement terminée", a déclaré Rand Paul au site Foreign Policy. "La partie pratique de la mission ayant pris fin, j'estime qu'il est approprié d'y mettre fin officiellement et juridiquement".

Sa précédente tentative, en 2011, avait échoué, mais le président Barack Obama est maintenant d'accord avec le parlementaire.

"L'administration soutient l'abrogation de l'autorisation d'utiliser la force militaire en Irak puisqu'elle n'est plus utilisée pour des activités gouvernementales. Nous comprenons que certains au Congrès envisagent de voter sur ce sujet, et nous examinerons de près ces propositions lorsqu'elles se présenteront", a déclaré Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), une annonce faite initialement à Yahoo News.

Un responsable américain a expliqué sous couvert d'anonymat que la Maison Blanche n'avait pas spontanément demandé cette abrogation, car elle serait "entièrement symbolique et nous avons de nombreuses autres priorités".

Le Congrès avait autorisé à une large majorité (77 contre 23 au Sénat, 296 contre 133 à la Chambre) en octobre 2002 le président George W. Bush à envahir l'Irak de Saddam Hussein, une invasion déclenchée en mars 2003. Le texte citait alors le stock d'armes chimiques et le programme nucléaire du régime.

Cette autorisation d'invasion hante depuis la classe politique américaine, les renseignements brandis alors par l'administration Bush s'étant plus tard avérés erronés, notamment sur les liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaïda.

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