NOUVELLES
13/01/2014 02:51 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

RCA: le représentant de l'ONU espère un remplacement rapide de Djotodia

Le représentant spécial de l'ONU en République centrafricaine (RCA), Babacar Gaye, s'est montré optimiste lundi sur une issue rapide de la crise politique ouverte par la démission du président Michel Djotodia et dit son espoir qu'il soit rapidement remplacé.

Parlant à des journalistes par téléconférence depuis Bangui, le général Gaye a aussi estimé qu'il y avait aujourd'hui "moins de tueries" à Bangui qu'en décembre. Mais, a-t-il ajouté, "la haine est toujours présente" entre musulmans et chrétiens et la priorité du nouveau gouvernement sera "d'amorcer la réconciliation entre les communautés".

Babacar Gaye, qui dirige le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), a rappelé que le président du parlement provisoire, Alexandre-Ferdinand Nguendet, devait organiser l'élection d'un nouveau chef de l'Etat dans un délai de 15 jours.

"Nous estimons que ce délai sera tenu et il est même possible que cela demande moins de temps", a-t-il affirmé. Il a cependant noté que pour que la transition fonctionne "les deux têtes de l'exécutif doivent travailler en parfaite harmonie", ce qui n'était pas le cas du président Djotodia et de son Premier ministre.

"L'espoir réside dans le renforcement de la Misca (force de l'Union africaine), la poursuite de l'engagement de la France et l'élection rapide d'un chef de l'Etat de transition", a-t-il résumé. La France maintient 1.600 militaires français à Bangui et la Misca ne compte pour l'instant que 3.500 soldats africains alors que son effectif plein est de 6.000.

Le président Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses, a démissionné vendredi à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale. Cette démission laisse le pays sans exécutif jusqu'à l'élection d'un nouveau dirigeant par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

Le général Gaye s'est refusé à spéculer sur la date à laquelle la Misca pourrait passer sous pavillon de l'ONU dans le cadre d'une opération de maintien de la paix. "Pour l'instant il faut soutenir la Misca et l'opération (militaire française) Sangaris", a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon doit présenter fin février un rapport sur la possibilité de transformer les soldats de la Misca en Casques bleus.

avz/gde