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13/01/2014 07:30 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

L'Irak doit régler le problème des violences "à la source" (Ban Ki-moon)

Les dirigeants irakiens doivent régler "à la source" le problème des violences qui ensanglantent leur pays, a déclaré lundi le secrétaire général de l'ONU lors d'une visite à Bagdad.

"J'exhorte les dirigeants du pays (...) à régler les problèmes à la source", a déclaré Ban Ki-moon.

Les dirigeants "doivent s'assurer que personne n'est laissé sur le côté (...) qu'il y a une cohésion politique (...) une cohésion sociale, et un dialogue politique global", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

Le secrétaire général s'exprimait après son arrivée dans la capitale irakienne où il effectue une visite de deux jours.

Il doit également rencontrer le vice-président Khoudayr al-Khouzaï, le président du Parlement, Oussama al-Noujaïfi, et le chef de la commission électorale chargé d'organiser les législatives prévues le 30 avril.

"La situation sécuritaire en Irak est sans aucun doute une source de grande préoccupation", a déploré M. Ban ajoutant qu'il était "très préoccupé par l'escalade de la violence dans la province d'Al-Anbar".

Dans centaines d'hommes armés, dont des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), ont récemment pris le contrôle de Fallouja et de certains quartiers de Ramadi, deux villes situées dans cette province, à l'ouest de Bagdad.

Lundi, des affrontements ont éclaté entre la police et les insurgés à al-Houmaira, au sud de Ramadi lorsque les forces de l'ordre ont tenté de rouvrir un commissariat du secteur, a rapporté un journaliste de l'AFP présent sur place.

Il était impossible d'établir dans l'immédiat si ces affrontements ont fait des victimes.

Des combats se poursuivaient également à Al-Boubali et Khaldiyah, deux localités situées entre Fallouja et Ramadi, selon des responsables.

Les autorités ont également affirmé avoir rouvert une portion de la principale autoroute, à hauteur de Ramadi, reliant l'Irak à la Jordanie, fermée depuis des mois par des manifestants sunnites dénonçant la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part du gouvernement, dominé par les chiites.

L'Irak est plongé depuis début 2013 dans une spirale de violences qui ont atteint des niveaux inédits depuis 2008.

Le bilan des attaques depuis le début du mois a déjà dépassé celui de l'ensemble de janvier 2013, avec plus de 440 morts. Les violences avaient fait plus de 6.800 morts en 2013.

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