NOUVELLES
13/01/2014 07:34 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

La fille du roi d'Espagne entendue par le juge le 8 février

La fille du roi d'Espagne, l'infante Cristina, sera entendue le 8 février, un mois plus tôt que prévu, par le juge qui l'a inculpée de fraude fiscale et blanchiment d'argent, a annoncé lundi le tribunal de Palma de Majorque.

"L'infante a considéré qu'elle devait faire sa déclaration le plus tôt possible pour éclaircir une situation dans laquelle elle est absolument convaincue de son innocence", avait déclaré un peu plus tôt à la presse son avocat, Miquel Roca.

Le juge José Castro, du tribunal de Palma de Majorque aux Baléares, avait annoncé le 7 janvier qu'il convoquait Cristina pour le 8 mars et l'avait mise en examen dans l'enquête visant son époux, Iñaki Urdangarin, soupçonné d'avoir détourné 6,1 millions d'euros d'argent public.

Les avocats de l'infante avaient annoncé dans un premier temps qu'ils feraient appel, avant d'indiquer samedi qu'ils y renonçaient. Ils ont estimé que la convocation des juges n'avait "pas de fondement légal" mais que la contester "retarderait la procédure et prolongerait ainsi la situation inconfortable, et injuste à ses yeux, qui en résulte".

Même si cette convocation ne préjuge en rien des suites judiciaires de l'affaire, le scandale qui a éclaté avec l'inculpation d'Iñaki Urdangarin le 29 décembre 2011 a profondément terni l'image de la Famille royale espagnole.

L'inculpation de Cristina, âgée de 48 ans et septième dans l'ordre de succession au trône d'Espagne, est un coup supplémentaire porté au roi Juan Carlos, âgé de 76 ans, qui a été très populaire pour son rôle joué dans la transition vers la démocratie à son arrivée sur le trône après la mort du dictateur Francisco Franco en novembre 1975.

En avril 2012, le roi s'était excusé publiquement devant le pays, lorsque, victime d'une chute, il avait dû rentrer d'urgence du Botswana où il était allé chasser l'éléphant. Ce coûteux voyage, qui serait autrement passé inaperçu, avait choqué les Espagnols, en pleine crise économique.

Ces scandales, auxquels s'ajoutent des problèmes médicaux à répétition, ont relancé le débat sur une possible abdication au profit du prince Felipe, âgé de 45 ans. sg/ka/jh