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13/01/2014 07:26 EST | Actualisé 15/03/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: le président Zuma minimise la crise avec son allié syndical

Le président Jacob Zuma a minimisé lundi la crise entre l'ANC au pouvoir depuis vingt ans en Afrique du Sud et l'un des plus puissants syndicats du pays qui a brisé un tabou en décidant de lui retirer son soutien aux prochaines élections.

"Il n'y a pas de crise", a-t-il affirmé lors d'un petit-déjeuner de presse dans la province du Mpumalanga où il a lancé la campagne de l'ANC durant le week-end. Les élections auront lieu au deuxième trimestre.

En décembre, le puissant syndicat de la métallurgie Numsa a annoncé qu'il ne soutiendrait pas l'ANC en 2014 et envisageait de fonder un mouvement plus représentatif de la classe ouvrière.

Le Numsa "a tout à fait le droit" de se plaindre, a ajouté M. Zuma. "Nous ne sommes pas d'accord avec eux" mais "nous allons continuer à faire campagne auprès d'eux pour qu'ils votent ANC".

Plus vieux mouvement de libération en Afrique, l'ANC est en perte de vitesse en Afrique du Sud, minée par un mauvais bilan en matière de lutte contre le chômage chronique d'une majorité, la pauvreté persistante et un haut degré de corruption parmi les élus et responsables.

Dans son programme électoral, l'ANC a fait des concessions pour contenter l'aile gauche de son alliance gouvernementale, au moins sur le papier. Il est notamment question de "réfléchir" à la création d'un salaire minimum national.

Il s'appuie cependant sur un plan national de développement (NDP) maintes fois qualifié de "néo-libéral" par certains de ses alliés qui reprochent à l'ANC de n'avoir pas modifié l'infrastructure économique héritée de l'apartheid, ou seulement à la marge et au profit de l'émergence d'une petite classe moyenne noire aisée.

sn/clr/aub