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12/01/2014 03:20 EST | Actualisé 13/03/2014 05:12 EDT

Une voiture piégée fait au moins 8 morts à Bagdad (responsables)

Un attentat à la voiture piégée ciblant de nouvelles recrues de l'armée a tué au moins huit personnes dimanche à Bagdad, ont rapporté des sources médicales et de sécurité.

La voiture piégée a explosé près d'une station de bus et de taxis de la capitale, où des hommes qui venaient de remplir les formalités pour intégrer l'armée se préparaient à rentrer chez eux, ont précisé ces sources.

Jeudi déjà, un kamikaze avait tué 23 personnes et en avait blessé 30 autres en actionnant sa charge dans un centre de recrutement de l'armée à Bagdad.

Mercredi soir, douze soldats avaient également été tués par des hommes armés, qui avaient attaqué un bâtiment militaire à 130 km au nord de Bagdad, selon un officier de police.

Les forces de sécurité sont régulièrement visées par des insurgés qui luttent contre le gouvernement.

Au Kurdistan irakien, une région du nord du pays globalement épargnée par les violences ces derniers mois, un attentat a visé un général, endommageant son véhicule mais le laissant indemne, a indiqué son porte-parole.

La bombe, accrochée à la voiture du général Bakhtiyar Fayikh, a explosé aux alentours de 08H00 (05H00 GMT) devant sa maison, à Souleimaniyeh, la deuxième ville de la région autonome du Kurdistan.

Devant la presse, le général Fayikh, qui appartient aux assayesh, les services de sécurité intérieure du Kurdistan, a qualifié cette explosion inhabituelle d'"opération terroriste".

Début décembre, deux haut-gradés des forces de sécurité avaient été blessés dans l'explosion à quelques minutes d'intervalle de deux bombes magnétiques posées sur leurs véhicules à Souleimaniyeh.

Et en septembre, une attaque sur le quartier général des assayesh à Erbil, chef-lieu du Kurdistan irakien, revendiquée par un groupe lié à Al-Qaïda, avait également fait sept morts.

Par ailleurs, dimanche dans le quartier de Kadhimiyah à Bagdad, une voiture piégée a explosé sur une place, tuant cinq personnes et en blessant au moins 14.

Une bombe placée sur le bas côté de la route dans le district de Mansour, toujours dans la capitale, a fait également un mort et deux blessés.

L'Irak connaît depuis 2013 des violences très meurtrières, atteignant des niveaux inédits depuis la conflit confessionnel de 2006-2007.

Pour cette année, le bilan des violences depuis le début du mois a déjà dépassé celui de l'ensemble de janvier 2013, avec plus de 420 morts.

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