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12/01/2014 11:30 EST | Actualisé 14/03/2014 05:12 EDT

Syrie: l'EIIL accuse les rebelles de l'attaquer pour plaire aux Occidentaux

Les jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont affirmé dimanche que les attaques des rebelles contre leurs combattants sont liées à la conférence de paix sur la Syrie prévue en Suisse dans dix jours.

"La dernière crise a commencé après que des brigades aux orientations déviantes, rassemblées sous le nom de +l'Armée des moujahidine+ ont attaqué nos sièges et les maisons des mouhajirine (combattants étrangers,ndlr) à Alep, Idleb, Hama et dans d'autres endroits", affirme dimanche un communiqué de la branche de l'EIIL à Raqa, fief de cette organisation.

Le 3 janvier, "l'armée des Moujahidine", qui réunit des groupes rebelles locaux, a été la première à déclarer la guerre et à attaquer les positions de l'EIIL à Idleb et à Alep, dans le nord du pays. Depuis, les combats féroces entre rebelles et jihadistes ont fait près de 700 morts, selon une ONG.

"Leur unique objectif est de nous combattre et de détruire le noyau du califat. Elles veulent nous remplacer par un projet dont la forme satisfasse les Etats apostats qui vont se réunir à Genève-2", ajoute cette organisation.

Les réunions prévues à partir du 22 janvier à Montreux et Genève vont d'abord réunir plus de vingt pays à l'invitation de l'ONU, puis les délégations du régime et de l'opposition doivent entamer des discussions.

Mais l'opposition syrienne ne s'est toujours pas prononcée sur sa participation ou non à cette conférence, en dépit des pressions des ministres des Affaires étrangères des pays membres des "Amis de la Syrie", réunis dimanche à Paris.

"Nous ne pensions pas que des brigades ayant des orientations salafistes, comme Ahrar al-Cham et le Front al-Nosra, présents à Raqa, allaient s'allier avec les autres parties pour trahir les musulmans", ajoute l'EIIL.

"Nous avons été obligés de riposter pour préserver le jihad (...)et nous sommes déterminés à frapper d'une main de fer tous ceux qui pensent pouvoir verser le sang des musulmans", poursuit l'EIIL avant d'assurer les habitants de Raqa qu'il allait les défendre "jusqu'à la mort".

L'EILL a lancé 16 attentats suicides contre les rebelles en une semaine, tuant des dizaines de combattants et de civils selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, dans les provinces d'Alep, Idleb, Homs et Raqa.

kam/sk/cbo