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12/01/2014 10:17 EST | Actualisé 14/03/2014 05:12 EDT

Egypte: la police tire des lacrymogènes sur une manifestation d'étudiants

La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser au Caire trois manifestations d'étudiants organisées en soutien au président destitué par l'armée Mohamed Morsi, donnant lieu à des heurts à deux jours d'un référendum sur la Constitution.

Ces heurts se sont produits devant l'Université du Caire, de même que devant les universités Al-Azhar et Ain Shams, ont indiqué des responsables de la sécurité, en précisant que 19 étudiants, dont quatre femmes, avaient été arrêtés.

Ces manifestations sont intervenues alors que les autorités installées par l'armée organisent mardi et mercredi un référendum sur une nouvelle Constitution.

Ce scrutin est présenté comme la première étape dans la transition démocratique en Egypte, après la destitution en juillet de M. Morsi par l'armée, qui s'est appuyée pour ce faire sur des manifestations monstres réclamant le départ du président islamiste élu en juin 2012.

Le projet de nouvelle Constitution a été débarrassé des références religieuses ajoutées sous la présidence Morsi, mais élargit encore les pouvoirs exorbitants de l'armée.

Le chef de l'armée et véritable homme fort de l'Egypte, le général Abdel Fattah al-Sissi, a appelé les Egyptiens à voter massivement "oui" lors de ce référendum, qui s'apparente de plus en plus à un plébiscite.

Selon les experts, un vote massif en faveur du texte permettrait au général Sissi de se lancer dans la course à la présidentielle, ce dernier ayant affirmé qu'il serait candidat si "le peuple le réclame".

L'armée a annoncé qu'elle déploierait 160.000 soldats pour sécuriser les quelque 30.000 bureaux de vote du pays, où la peur des attentats --qui se sont multipliés depuis la destitution de M. Morsi et la violente répression de ses partisans ayant suivi-- pourrait inciter de nombreux électeurs à rester chez eux.

mon-jds/cco/feb