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12/01/2014 10:32 EST | Actualisé 14/03/2014 05:12 EDT

"American Bluff" mène la danse aux 71e Golden Globes, la France bredouille

Le brillant et loufoque "American Bluff" menait la danse, à mi-temps des 71e golden Globes, avec deux trophées pour Amy Adams et Jennifer Lawrence, tandis que les chances françaises se sont envolées, notamment pour "La vie d'Adèle".

"American Bluff", signé David O. Russell, est l'un des favoris de la soirée avec "12 years a slave" -- sept nominations chacun -- mais ce dernier n'est pas encore parvenu à s'imposer, même s'il lui reste encore plusieurs catégories pour redresser la barre, notamment celles de meilleur acteur et meilleur drame.

Le film de David O. Russell a en revanche offert des trophées à ses deux actrices principales, Jennifer Lawrence (second rôle) et Amy Adams (actrice de comédie).

La première, robe blanche et lèvres rouge sang, avait déjà remporté l'an dernier le Globe de la meilleure actrice de comédie pour "Happiness Therapy", également signé par Russell.

"Je tremble tellement. Ne me faites plus jamais ça, cela fait trop peur. Merci, merci !" a déclarée l'actrice de 23 ans.

Amy Adams, 39 ans, qui transforme l'essai pour sa cinquième nomination, a quant à elle remercié Russell pour "écrire des rôles aussi formidables pour les femmes", et a rendu hommage à sa fille, pour lui avoir "appris à accepter la joie et ignorer la peur".

Les autres grands gagnants de la soirée à mi-parcours étaient la série télévisée culte "Breaking Bad" (meilleure série dramatique et meilleur acteur pour Bryan Cranston) et le téléfilm de Steven Soderbergh "Ma vie avec Liberace" (meilleur téléfilm et meilleur acteur pour Michael Douglas).

Michael Douglas, qui interprète Liberace avec un brio déjà récompensé aux Emmy Awards, a rendu hommage à son partenaire à l'écran, Matt Damon, "l'acteur le plus courageux et le plus talentueux avec lequel (il a) travaillé".

Parmi les autres lauréats, Spike Jonze a remporté le meilleur scénario pour "Her", Disney a décroché le Globe du film d'animation pour "Frozen, la Reine des neiges" et Bono l'emblématique chanteur de U2, est reparti avec le Globe de la meilleure chanson ("Ordinary Love", pour "Mandela, un long chemin vers la liberté").

Jared Leto a également été récompensé pour son rôle de transsexuel luttant contre le sida dans "Dallas Buyers Club".

Un cru exceptionnel

Les chances françaises se sont quant à elle envolées, "La vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche n'ayant pu s'imposer face à "La Grande Bellezza" de Paolo Sorrentino (Italie) pour le trophée du meilleur film étranger. Et Julie Delpy ("Before Midnight") a dû s'incliner face à Amy Adams.

La soirée a débuté à 17H00 (01H00 GMT) avec le traditionnel feu d'artifices de blagues des présentatrices de la cérémonie, les comédiennes Tina Fey et Amy Poehler.

L'une des meilleures saillies a été inspirée par le film "Gravity", en lice pour le meilleur drame, et dans lequel George Clooney et Sandra Bullock jouent deux astronautes à la dérive dans l'espace.

"+Gravity+ est l'histoire de George Clooney, qui préfère partir à la dérive dans l'espace plutôt que de passer ne serait-ce qu'une minute avec une femme de son âge", a ironisé Tina Fey devant une salle hilare, en référence au passage du film où l'acteur se détache de Sandra Bullock pour laisser à cette dernière une chance de s'en sortir.

La cérémonie, organisée par l'Association de la presse étrangère à Hollywood (HFPA), se tient autour d'un dîner au Beverly Hilton, à Beverly Hills.

Les Golden Globes bénéficient cette année d'un cru exceptionnel pour le cinéma américain, qui a produit un nombre inhabituel de films susceptibles de prétendre aux plus hautes récompenses professionnelles.

"12 years a slave", qui suit le destin d'un homme libre enlevé et réduit à l'esclavage pendant 12 ans au 19e siècle, disputera le trophée de meilleur drame à "Capitaine Phillips", "Gravity", "Philomena" et "Rush".

Les comédies opposeront le brillant "American Bluff", qui met aux prises un couple de petits escrocs et un agent du FBI dans une vaste opération anti-corruption dans les années 70, à "Her", "Inside Llewyn Davis" des frères Coen, "Nebraska" et "Le loup de Wall Street" de Martin Scorsese.

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