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11/01/2014 05:47 EST | Actualisé 13/03/2014 05:12 EDT

Syrie: attentat à la bombe des jihadistes contre les islamistes (militants)

Les jihadistes ont recours à des attentats à la bombe pour liquider leurs ex-frères d'armes islamistes, tuant samedi cinq d'entre eux dans la province d'Idleb, dans le nord du pays où la guerre fait rage entre eux, ont affirmé les militants et une ONG.

"Cinq rebelles ont été tués dans une attaque à la bombe qui visait leur véhicule à Saraqeb", à 270 km au nord de Damas, et qui est aux mains des rebelles depuis novembre 2012, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le militant Manhal Barish a précisé que l'explosif avait été placé sous un pick-up d'Ahrar al-Cham, une puissante brigade islamique qui a été à l'origine du déclenchement, il y a huit jours, de la guerre contre les jihadistes de l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL).

Cet attentat survient alors que se prépare une importante bataille pour le contrôle de cette ville stratégique située sur la route entre Hama et Alep (nord).

La brutalité de l'EIIL et sa volonté d'hégémonie sont à l'origine du plus important conflit au sein des opposants armés au président Bachar al-Assad.

Plus à l'est, à Raqa, seule capitale provinciale dont le régime a perdu le contrôle, la bataille continuait de faire rage entre les rebelles et l'EIIL, et ce groupe s'est emparé d'une localité frontalière près de Tal Abyad, un poste-frontière en face de la Turquie, a affirmé l'OSDH.

Alors que l'EIIL est sur la défensive dans les provinces d'Alep et d'Idleb, il avance en revanche dans celle de Raqa qui est sa place forte, non loin de l'Irak.

Par ailleurs, la Coalition de l'opposition a présenté, dans un communiqué, ses condoléances aux familles des rebelles tués dans une embuscade tendue jeudi par l'armée alors qu'ils tentaient de briser le siège imposé depuis près de 600 jours par le régime à Homs (centre).

Jeudi, l'OSDH avait fait état de 45 rebelles tués alors qu'ils essayaient de sortir du centre de Homs assiégé et d'ouvrir une route pour acheminer des vivres, alors que les organisations humanitaires tentent en vain d'entrer dans ce réduit rebelle.

"La faim et l'absence totale d'aide de l'extérieur des quartiers assiégés ont poussé des combattants à mener une opération suicide pour tenter de rapporter de la nourriture et d'ouvrir une route pour les familles et les blessés", assure Yazan, un militant qui se trouve dans les zones encerclées.

Parmi les mots, figurent deux frères d'Abdel Basset al-Sarout, une ancienne star du football devenu commandant rebelle.

ser/sk/vl