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10/01/2014 05:28 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

L'opposition syrienne, réunie en Espagne, veut un gouvernement de transition avec les pleins pouvoirs

Des représentants de divers groupes de l'opposition syrienne rassemblés jeudi et vendredi à Cordoue, dans le sud de l'Espagne, ont demandé la création d'un gouvernement de transition avec les pleins pouvoirs ainsi qu'une "conférence de salut national" avec tous les opposants dans le pays.

La déclaration conjointe approuvée par plus d'une centaine de membres des "partis politiques et groupes de la société civile, ainsi que des dirigeants religieux et groupes sociaux" insiste sur "une solution politique comme voie prioritaire pour que la paix règne en Syrie", a indiqué vendredi le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Cette solution, reconnaissent-ils, exigent un changement de régime, avec la formation d'un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs", a affirmé le ministère, qui était l'hôte de cette réunion avec la diplomatie européenne et l'organisme publique Casa Arabe.

Les participants à la réunion de Cordoue ont également plaidé pour que les opposants agissant à l'intérieur de la Syrie puissent proposer la convocation d'une "conférence de salut national" et éviter des interférences extérieurs, selon la même source.

La veille le ministère espagnol avait précisé que la réunion de Cordoue voulait "offrir une nouvelle occasion de permettre le dialogue et de réduire la fragmentation de l'opposition syrienne dans le cadre du processus de Genève-2 et celui plus large de transition politique du pays". Le communiqué ne précisait pas quels groupes ou coalitions étaient représentés à Cordoue.

"La réunion de Cordoue s'intègre pleinement dans les efforts de la communauté internationale pour trouver une solution politique et négociée au conflit", avait encore écrit le ministère des Affaires étrangères.

La conférence de paix, dite de Genève-2, doit s'ouvrir à Montreux, en Suisse, le 22 janvier sous la présidence du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, avec les représentants d'une vingtaine de pays, et se poursuivre à partir du 24 janvier entre les délégations syriennes sous l'égide du médiateur international Lakhdar Brahimi.

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