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10/01/2014 07:58 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Le président français embarrassé par des révélations sur sa vie privée

François Hollande déplore une atteinte au respect de la vie privée et étudie des suites judiciaires après la publication d'un article du magazine Closer évoquant une relation entre la comédienne Julie Gayet et le chef de l'État, a-t-on déclaré vendredi à l'Élysée.

Dans sa dernière édition, parue vendredi, l'hebdomadaire publie des photographies qui montrent le président de la République, accompagné de son garde du corps, et Julie Gayet entrant dans le même immeuble, selon Closer. « François Hollande déplore profondément les atteintes au respect de la vie privée auquel il a droit, comme tout citoyen. Il examine les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution », dit-on à l'Élysée.

L'avocat de l'actrice n'était pas joignable.

On peut notamment lire dans le magazine : « Autour du jour de l'An, le chef de l'État, casque sur la tête, rejoint à scooter la comédienne dans son pied-à-terre, où le président a pris l'habitude de passer la nuit ».

« Des photos étonnantes qui posent aussi la question de la sécurité du président. Le chef de l'État est accompagné d'un seul garde du corps qui protège le secret de ces rencontres avec la comédienne et apporte même les croissants », ajoute-t-on.

François Hollande vit depuis le milieu des années 2000 avec la journaliste Valérie Trierweiler. Cette dernière accompagne le chef de l'État lors de nombreux voyages à l'étranger et possède un bureau à l'Élysée. Contacté par Reuters, l'avocat de Valérie Trierweiler n'a pas souhaité réagir à cette publication.

François Hollande déplore une atteinte au respect de la vie privée et étudie des suites judiciaires après la publication d'un article du magazine Closer évoquant une relation entre la comédienne Julie Gayet et le chef de l'Etat, dit-on à l'Elysée.

Dans sa dernière édition, parue vendredi, l'hebdomadaire publie des photographies qui montrent, selon Closer, le président de la République et Julie Gayet séparément devant un même immeuble, en sortant ou y entrant. « François Hollande déplore profondément les atteintes au respect de la vie privée auquel il a droit, comme tout citoyen. Il examine les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution », éclare-t-on à l'Elysée.

L'homme qui apparaît sur les photos et monte à l'arrière d'un scooter sous l'oeil d'un garde du corps habituel du chef de l'Etat, selon des témoins, porte toutefois un casque intégral.

À la demande de Julie Gayet, Closer va retirer de son site internet les informations publiées sur cette prétendue liaison avec le président François Hollande, a annoncé la direction de la rédaction de l'hebdomadaire. « Mais cela ne remet pas en cause la véracité de nos informations », a-t-elle précisé à Reuters.

On peut notamment lire dans le magazine : « Autour du jour de l'An, le chef de l'Etat, casque sur la tête, rejoint à scooter la comédienne dans son pied-à-terre où le président a pris l'habitude de passer la nuit ».

« Des photos étonnantes qui posent aussi la question de la sécurité du président. Le chef de l'Etat est accompagné d'un seul garde du corps qui protège le secret de ces rencontres avec la comédienne et apporte même les croissants », ajoute-t-il.

Ces rencontres secrètes auraient lieu depuis juin 2013 dans un pied-à-terre du VIIe arrondissement, selon l'hebdomadaire.

François Hollande vit depuis le milieu des années 2000 avec la journaliste Valérie Trierweiler. Cette dernière accompagne le chef de l'Etat lors de nombreux voyages à l'étranger et possède un bureau à l'Elysée. Contacté par Reuters, l'avocat de Valérie Trierweiler n'a pas souhaité réagir à cette publication.

Selon Closer, le couple présidentiel ne vit plus dans son appartement du XVe arrondissement de la capitale.

Le 28 mars dernier, Julie Gayet avait déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris pour atteinte à l'intimité de la vie privée » après la diffusion de rumeurs sur internet lui prêtant une relation avec François Hollande.

Julie Gayet, 41 ans, a notamment tourné sous la direction d'Agnès Varda dans Les Cents et une nuits et d'Emmanuel Mouret dans Un baiser s'il vous plaît.

Comme le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, la gauche s'est rangée derrière les déclarations de François Hollande, en invitant au respect de sa vie privée.

« Je ne vois pas en quoi, aujourd'hui, je devrais commenter une affaire qui est une affaire totalement privée. Et une affaire sur laquelle le président de la République a raison de dire qu'il entend y donner suite », a déclaré Bruno Le Roux sur France Info, mettant en cause une "presse poubelle".

Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a ironisé sur les sources du journal, estimant que les chaussures de l'homme, photographiées par le magazine pourraient être ses propres chaussures.

« Est-ce que nous devons commenter une annonce d'un journal, dont j'ignore les sources, et par rapport auquel on doit rester très prudent? », a-t-il déclaré sur Europe 1.

Interrogée à ce sujet, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a aussi souligné le droit au respect de la vie privée du chef de l'Etat, dans les cas où les citoyens ne sont pas financièrement mis à contribution.

« À partir du moment où cela ne coûte pas un centime au contribuable, comme cela a pu être le cas lors du mandat de François Mitterrand, je considère que chacun a le droit au respect de sa vie privée », a-t-elle déclaré sur i>Télé.

Dans le cas du président François Mitterrand (1981-1995), l'existence de sa fille Mazarine, née d'une liaison avec Anne Pingeot, n'avait été révélée au grand public qu'à la fin de son second septennat. On découvrit alors que la « deuxième famille » du président avait été logée pendant quatorze ans dans un appartement de l'Etat situé dans les beaux quartiers de Paris.