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10/01/2014 10:47 EST | Actualisé 12/03/2014 05:12 EDT

Le Nigeria libère 167 membres présumés de Boko Haram (armée)

L'armée nigériane a confirmé vendredi libérer prochainement, à la demande de la présidence, 167 personnes détenues dans le cadre des opérations militaires menées contre le groupe islamiste Boko Haram dans le Nord Est.

Selon le porte-parole des armées, le général Chris Olukolade, les suspects doivent être libérés suite à une note de la présidence qui recommandait leur libération en décembre dernier.

Au total, 157 détenus doivent être libérés dans l'Etat de Borno, neuf dans l'Etat de Yobe et un dans l'Etat d'Adamawa, les trois Etats du Nord Est où un état d'urgence a été instauré en mai dernier.

"Les suspects vont être libérés et remis aux gouvernements de leurs Etats respectifs", a déclaré M. Olukolade dans un communiqué, sans donner de date.

Le Nigeria avait annoncé début décembre son intention de juger 500 des 1.400 islamistes présumés arrêtés au cours d'opérations menées par l'armée entre juillet et septembre.

Au même moment, les autorités avaient recommandé la libération de 167 détenus suite à la mise en place par le gouvernement d'une équipe chargée d'étudier les cas un par un.

Le gouvernement avait aussi annoncé en mai dernier que les suspects détenus dans le cadre des opérations militaires en cours dans le Nord-Est seraient libérés par vagues, en commençant par les femmes et les enfants.

L'insurrection islamiste qui secoue le nord du Nigeria a fait plusieurs milliers de morts depuis 2009.

L'armée nigériane a souvent été accusée par les organisations de défense des droits de l'homme de commettre des abus dans leur répression de Boko Haram, tels que des détentions arbitraires et des mauvais traitements des prisonniers.

En octobre dernier, Amnesty International a dénoncé la mort de plus de 950 détenus dans des baraquements militaires des Etats de Borno et Yobe dans les six premiers mois de 2013.

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