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10/01/2014 04:03 EST | Actualisé 11/03/2014 05:12 EDT

Explosion dans une usine au Japon: suspension sine die de la production

Le groupe japonais Mitsubishi Materials a indiqué vendredi qu'il suspendait sine die les activités de la partie du complexe industriel de Yokkaichi (centre) où s'est produite la veille une explosion mortelle.

Une enquête est en cours pour déterminer les raisons exacte de la déflagration qui a tué cinq personnes (3 employés de Mitsubishi Material et 2 salariés extérieurs) et fait une douzaine de blessés.

Tout en se confondant en excuses auprès des familles des victimes, le groupe a dit "avoir par mesure de sécurité décidé de stopper les équipements de production".

La date de relance de la fabrication des galettes de silicium reste indéterminée de même que les conséquences de ce sinistre sur les affaires du groupe, a-t-il ajouté.

Jeudi en début d'après-midi, un échangeur thermique utilisé pour le refroidissement de matériaux a soudainement explosé lors d'une intervention de maintenance.

Une enquête de police a débuté vendredi, d'après les médias locaux. Sept fonctionnaires de l'Agence de gestion des désastres et incendies ont également été dépêchés sur place.

Selon des responsables du groupe, l'explosion est intervenue alors que des techniciens voulaient soulever le couvercle de l'engin cylindrique de 1 mètre de long et 1,1 mètre de diamètre. Ce bouchon de 200 kilogrammes aurait été projeté une dizaine de mètres plus loin. Il pourrait s'agir d'une explosion d'hydrogène provoquée par le contact de matière contenue à l'intérieur et insuffisamment désactivée avec l'air extérieur à l'ouverture de la cuve, selon une première hypothèse évoquée dans la presse.

Ce sinistre est le plus grave accident industriel au Japon depuis l'effondrement d'un tunnel dans une raffinerie pétrolière, qui avait fait 5 morts en février 2012.

kap/pn/ml

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